Montréal s'attend à un surplus de 77,5 millions

S'il ne neige pas trop en novembre et en décembre, la Ville de Montréal pourrait terminer l'année financière avec un surplus de 77,5 millions de dollars. Malgré ces prévisions plutôt optimistes, l'administration Tremblay estime que les compressions imposées plus tôt cette année aux arrondissements et à l'ensemble des services municipaux étaient indispensables.

En juin dernier, la Ville avait évalué à 25,9 millions le surplus anticipé pour 2010. Jugeant qu'elle ne disposait pas d'une marge de manoeuvre suffisante, elle avait annoncé le mois suivant des compressions de 50 millions au sein de l'appareil municipal. Cet exercice permettra à la Ville de gonfler son surplus à 77,5 millions.

Si la Ville a effectué des compressions, c'est qu'elle doit être prudente, fait valoir le responsable des finances au comité exécutif, Alan DeSousa. «Une seule tempête de neige peut, d'un seul coup, nous coûter entre 18 et 20 millions», a-t-il rappelé hier.

La chef de l'opposition, Louise Harel, souhaite que l'administration change sa stratégie. «On a le sentiment qu'on n'a jamais l'heure juste. Le danger, c'est qu'à force de crier au loup, l'administration perde sa crédibilité.»

Réforme

Le comité exécutif a par ailleurs donné son aval, mercredi, à une réforme administrative qui aura pour effet de regrouper, au sein du même service, six directions responsables de la gestion des ressources matérielles, notamment celles de l'approvisionnement, du déneigement et des transactions immobilières.

Le «Service de la concertation des arrondissements et des ressources matérielles» sera dirigé par l'ancien directeur de Saint-Laurent, Serge Lamontagne. Cette réorganisation favorisera l'adoption de nouvelles pratiques, dont les achats regroupés, afin de générer des économies pour les arrondissements. Il ne s'agit pas d'une centralisation de services, a toutefois précisé Bernard Larin, attaché de presse au cabinet du maire Tremblay.