Diane Lemieux entend quitter le cabinet de Gérald Tremblay

La directrice de cabinet de Gérald Tremblay, Diane Lemieux, entend quitter ses fonctions bientôt. Le maire a confirmé hier que l'ancienne députée de Bourget avait décidé de réorienter sa carrière.

Diane Lemieux avait tenté sans succès, l'automne dernier, de se faire élire comme conseillère dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. Après sa défaite, la «lionne de Bourget» était devenue chef de cabinet du maire Tremblay.

Or, dix mois plus tard, ces fonctions lui paraîtraient moins attrayantes, et elle chercherait maintenant à relever d'autres défis. «Diane Lemieux a décidé de réorienter sa carrière, a déclaré le maire hier lors d'un point de presse. Elle est toujours ma directrice de cabinet et assume toutes les responsabilités.»

Radio-Canada et TVA ont rapporté hier que Mme Lemieux figurait parmi les candidats pressentis pour diriger le Centre de la francophonie des Amériques à Québec. Ce poste a été laissé vacant par Michel Robitaille qui a été nommé délégué général du Québec à Paris.

Selon certaines rumeurs, Mme Lemieux aurait été tentée de se présenter comme candidate lors de l'élection partielle de novembre dans l'arrondissement de Saint-Laurent. Toutefois, le maire n'aurait pas été disposé à lui laisser la présidence du comité exécutif, un poste qu'il occupe depuis les dernières élections, en cas de victoire.

Ex-présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Lemieux a été députée péquiste de Bourget de 1998 à 2007. Elle a successivement occupé les postes de ministre du Travail puis de ministre de la Culture et des Communications. Après avoir quitté la vie politique en 2007, elle était devenue vice-présidente au développement des affaires chez Vision globale.

À l'aube de la campagne électorale l'an dernier, Diane Lemieux avait décidé de sauter dans l'arène politique. «Gérald Tremblay, c'est mon homme», avait-elle lancé avec enthousiasme lors d'une conférence de presse en août 2009 pour annoncer sa candidature au poste de conseillère dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville avec Union Montréal. Comme d'autres vedettes du parti, dont André Lavallée et Michel Labrecque, Mme Lemieux avait mordu la poussière le soir du 1er novembre.
1 commentaire
  • Normand Chaput - Inscrit 28 septembre 2010 15 h 42

    les ascenseurs

    Pas besoin d'une commission Bastarache pour voir que ce sont toujours les mêmes qui profitent du système, tous partis confondus. L'idée c'est de s'accrocher aux pis de la vache étatique, sans faire trop de remous, puis attendre l'occasion de réorienter sa carrière. Ce qui viendra assurément.