Les Muséums nature songent à la création d'une société paramunicipale

Pour réaliser les projets à long terme, les Muséums nature souhaitent se doter d’un nouveau mode de gouvernance.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Pour réaliser les projets à long terme, les Muséums nature souhaitent se doter d’un nouveau mode de gouvernance.

Les autorités des Muséums nature de Montréal cherchent comment s'assurer d'un meilleur financement et pourraient opter pour la création d'une société paramunicipale. Rien n'est encore décidé, mais pour le directeur général des Muséums nature, Charles-Mathieu Brunelle, modifier la gouvernance de l'institution est devenu indispensable.

Les Muséums nature, qui regroupent le Jardin botanique, le Biodôme, l'Insectarium et le Planétarium, se sont dotés d'un plan de développement et souhaitent accroître leur rayonnement. Parmi les projets sur la table figure le Quartier de la vie, qui se développera aux abords du stade olympique au cours des prochaines années. Dans un geste symbolique hier, plus de 4200 jeunes ont d'ailleurs lancé des «balles de vie» contenant des semences pour fleurir le chemin reliant l'Insectarium au Biodôme.

Au fil des années, l'aménagement d'une esplanade et des projets phares comme la construction du Planétarium ou celle du Centre sur la biodiversité permettront aux Montréalais et aux touristes de vivre une expérience inusitée d'animation urbaine en communion avec la nature. «L'idée du Quartier de la vie, c'est qu'on part un projet. On dispose de 190 millions de dollars. Il y a des points d'ancrage. On crée un mouvement qui suscitera l'attention à l'international», explique M. Brunelle.

Revoir la gouvernance

Mais pour réaliser leurs ambitions à long terme, les Muséums nature estiment qu'il faut revoir le mode de gouvernance de l'institution et ils ont confié à une firme d'experts le soin d'examiner différents modèles de structures. Le mois dernier, le directeur général de la Ville, Louis Roquet, avait indiqué que la Ville songeait à créer une société paramunicipale, une hypothèse qui avait semé l'inquiétude dans les partis d'opposition.

Charles-Mathieu Brunelle indique que cette réflexion a pour but de donner aux Muséums un meilleur accès au financement privé et aussi de rendre plus efficace la prise de décisions. «Pour nourrir les manchots, je dois aller au conseil municipal. Ça prend sept mois et il y a un seul fournisseur qui est en Gaspésie. L'autorisation pour vendre des cornets de crème glacée sur le site, c'est huit mois», relate-t-il.

Un conseil d'administration régi par des règles de gouvernance claires pourrait constituer une solution intéressante, croit M. Brunelle: «Ma seule crainte, c'est qu'on débatte davantage des moyens à prendre que de la destination. Et la destination, selon moi, est beaucoup plus importante.»