Harel critique Louis Roquet

Louis Roquet devrait concentrer toutes ses énergies à accomplir son travail de directeur général de la Ville de Montréal plutôt que de cumuler les fonctions dans le privé, juge l'opposition officielle.

Louis Roquet continue d'oeuvrer dans le monde des affaires, dénonce la chef de l'opposition Louise Harel, ce qui, selon elle, le place en situation d'apparence de conflit d'intérêts. Selon Mme Harel, il occuperait toujours le siège de président du conseil d'administration du Fonds des médias du Canada, ce pour quoi il est rémunéré, et celui de membre du conseil d'administration de la Société Birks, les bijoutiers.

L'entreprise de M. Roquet, la société de consultation Louis L. Roquet et associés, est toujours inscrite au registre des entreprises du Québec, désignant M. Roquet en tant que président et actionnaire majoritaire.

Avec une rémunération annuelle de 300 000 $ doublée d'une allocation de retraite de 44 250 $, Mme Harel estime que «le directeur général n'a pas besoin de sideline». En point de presse hier, elle a demandé au maire Gérald Tremblay d'intervenir afin que M. Roquet se concentre sur son travail à la mairie.

Louis Roquet a fait les manchettes en début de semaine après que le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, l'eut accusé d'avoir transmis des documents confidentiels à l'entreprise de téléphonie Telus. Le vérificateur doit déposer lundi un rapport examinant des contrats accordés à Telus par la Ville en janvier 2008. La Ville estime que M. Roquet a agi en toute légalité.