Le Devoir salué pour son indépendance à l'Assemblée nationale

Dans une rare trêve à l’Assemblée nationale, les députés ont adopté hier à l’unanimité une motion reconnaissant la «contribution exceptionnelle» du Devoir «qui, depuis un siècle, contribue à l’affirmation des valeurs et de l’identité des Québécoises et des Québécois».
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Dans une rare trêve à l’Assemblée nationale, les députés ont adopté hier à l’unanimité une motion reconnaissant la «contribution exceptionnelle» du Devoir «qui, depuis un siècle, contribue à l’affirmation des valeurs et de l’identité des Québécoises et des Québécois».

Québec — Les députés de l'Assemblée nationale ont souligné hier le centenaire du journal Le Devoir en reconnaissant la «contribution exceptionnelle de cet organe de presse indépendant qui, depuis un siècle, contribue à l'affirmation des valeurs et de l'identité des Québécoises et des Québécois».

C'est en présence du directeur du Devoir, Bernard Descôteaux, de la rédactrice en chef, Josée Boileau, et de quelques de ses anciens correspondants parlementaires, dont Gilles Lesage, que les députés ont adopté une motion en ce sens à l'unanimité.

Exposition à l'Assemblée nationale

Accompagné du premier ministre Jean Charest, de la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, et du chef de la deuxième opposition, Gérard Deltell, le président de l'Assemblée nationale, Yvon Vallières, a ensuite inauguré, hier, une exposition intitulée Le Devoir: témoin de la vie politique québécoise. La Bibliothèque de l'Assemblée nationale abritera cette exposition inédite jusqu'au 1er octobre prochain.

Lors du débat sur la motion, c'est avec une douce ironie que Jean Charest a tenu à exprimer son «affection» pour Le Devoir, qui est pour lui «une source intarissable d'inspiration» alors que les propos de Lucien Bouchard sur le Parti québécois, en manchette du quotidien hier, n'ont pas manqué d'apporter de l'eau à son moulin.

Plus sérieusement, il s'est réjoui de la bonne santé du journal «quand on sait combien le monde des médias est secoué par les transformations». Il y voit «un exemple de réussite dans ce monde de turbulences». Le premier ministre a souligné «l'indépendance d'action», telle que définie par Henri Bourassa, «qui sera à jamais la marque du Devoir».

Le seul à appuyer la souveraineté en 1995

La trouvant sans doute de circonstance, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a cité la célèbre phrase du fondateur: «Le Devoir appuiera les honnêtes gens et dénoncera les coquins.» Elle a rappelé par ailleurs qu'en 1995, Le Devoir avait été le seul journal au Canada à appuyer le Oui lors du référendum. Souhaitant que son indépendance continue d'inspirer les Québécois, Mme Marois estime que Le Devoir «a souvent été un précurseur de son époque».

Le chef de la deuxième opposition, Gérard Deltell, voit dans Le Devoir un journal de débats, d'engagement et parfois de combat, mais surtout un «journal de rigueur». Le député de Mercier, Amir Khadir, de Québec solidaire, a signalé, quant à lui, «le devoir de liberté» que s'imposait le journal fondé par Henri Bourassa.
1 commentaire
  • Carole Dionne - Inscrite 18 février 2010 12 h 25

    EFFECTIVEMENT...

    Je vous félicite. Le seul qui ne semble pas avoir de compte à rendre à leur propriétaire, sauf au niveau monétaire. Il n'y a pas , je crois, d'André Pratte comme à La presse ,qui doit toujours regarder par dessus son épaule, le regard des Desmarais ou dans le cas du Journal de Montréal, le regard de Péladeau.

    MERCI ENCORE UNE FOIS