Élections municipales - Des dépenses de 1,4 million pour Harel et Tremblay

Alors que les partis de Gérald Tremblay et de Louise Harel ont dépensé plus de 1,4 million de dollars lors de la campagne électorale de l'automne dernier, le parti de Richard Bergeron s'en est tenu à un budget de 245 000 dollars. C'est ce que révèlent les bilans des dépenses électorales des trois formations politiques rendus publics hier.

La campagne électorale a coûté 1,489 million de dollars à la formation politique du maire Tremblay, Union Montréal. Le parti de Vision Montréal, dirigé par Louise Harel, y a consacré 1,432 million, alors que Projet Montréal, de Richard Bergeron, s'est limité à dépenser 245 000 $.

Malgré le modeste budget de sa formation, Richard Bergeron a obtenu 25 % des voix à la mairie lors du scrutin du 1er novembre, contre 33 % pour Louise Harel et 38 % pour Gérald Tremblay. Ces résultats font dire à Projet Montréal qu'«une campagne propre, c'est possible»: «Chaque vote obtenu a coûté plus de 10 dollars aux vieux partis, contre 2,30 dollars pour Projet Montréal, a signalé Émilie Thuillier, conseillère du district d'Ahuntsic, par voie de communiqué.

Dans le Plateau-Mont-Royal, où l'équipe de Richard Bergeron a raflé tous les sièges, Projet Montréal a dépensé un peu plus de 38 000 $, soit presque deux fois moins que les partis adverses.

La question du financement des partis politiques avait pris une grande place durant la campagne électorale. Soucieux de faire preuve de transparence, les trois principaux partis s'étaient engagés à rendre publics dans Internet les noms des contributeurs à la caisse de leur formation politique respective. La controverse entourant l'ex-numéro deux de Vision Montréal, Benoit Labonté, et ses liens avec l'homme d'affaires Tony Accurso avaient également fait grand bruit.