Louis Roquet revient à l'Hôtel de Ville

Louis Roquet
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Louis Roquet

À l'occasion de leur première réunion, les membres du nouveau comité exécutif de la Ville de Montréal ont entériné la nomination de Louis Roquet au poste de directeur général. M. Roquet, qui touchera un salaire de 300 000 $ par année, entrera en fonction le 1er janvier prochain. Cette annonce s'ajoute à la nomination d'André Lavallée au cabinet de maire Tremblay.

Pour Louis Roquet, il s'agit d'un retour à l'Hôtel de Ville puisque de 1994 à 1995, il avait occupé les fonctions de secrétaire de la Ville et de directeur général de la Communauté urbaine de Montréal. M. Roquet assumait depuis cinq ans le poste de président et chef de l'exploitation de Desjardins Capital de risques, après avoir été p.-d.g. de la Société des alcools de 2002 à 2004.

Sa nomination ne constitue pas une surprise, car son nom circulait depuis quelques semaines. Le mois dernier, M. Roquet avait été sollicité par le maire afin de venir en aide à la directrice générale par intérim de la Ville, Rachel Laperrière, chargée de mettre sur pied un plan d'action à la suite du scandale des compteurs d'eau. M. Roquet agissait alors comme conseiller spécial. C'est d'ailleurs le controversé contrat des compteurs d'eau qui a entraîné le départ de l'ancien directeur général de la Ville, Claude Léger.

M. Roquet recevra un salaire de 300 000 $. «Le salaire de M. Roquet est comparable à celui qui est accordé par les organisations de même type, soit les sociétés d'État et les villes de même taille», a indiqué Martin Tremblay, attaché de presse du maire. Son prédécesseur, Claude Léger, recevait une rémunération 243 000 $, mais profitait d'avantages divers qui lui permettaient d'augmenter ses revenus, alors que M. Roquet ne percevra pas de prime de rendement, a précisé M. Tremblay. Reste que M. Roquet aura un salaire de deux fois supérieur à celui du maire Tremblay, dont la rémunération s'élève à 148 727 $.

La journée d'hier a été marquée par l'arrivée d'un autre vétéran. L'ancien maire de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie et membre du comité exécutif André Lavallée a été nommé directeur de cabinet du maire de l'arrondissement de Ville-Marie, poste occupé par Gérald Tremblay, et conseiller spécial en matière de transports. Battu lors des élections du 1er novembre, M. Lavallée ne sera pas resté longtemps sans emploi. Il est entré en poste hier et recevra un salaire de 110 000 $.

Les activités ne manquaient pas à l'hôtel de ville hier avec la tenue, en matinée, d'une séance extraordinaire du conseil municipal afin d'entériner les nominations du nouveau comité exécutif. En après-midi, les membres de ce comité se sont réunis pour la première fois. Il s'agissait d'un baptême de feu pour Richard Bergeron et Lyn Thériault, les deux élus de l'opposition qui ont accédé au comité exécutif.

Cette première expérience a semblé plaire au chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. «L'ambiance était très bonne et très agréable. C'est un excellent départ, mais il faut dire que l'ordre du jour était plutôt léger, a-t-il indiqué. Ne soyons pas trop enthousiastes, car je sais que ça risque d'être plus difficile lorsqu'on discutera de dossiers litigieux.»

Conseillère du district de Louis-Riel avec Vision Montréal, Lyn Thériault abondait dans le même sens: «J'ai senti cette possibilité d'échanges, même sur des sujets avec lesquels les gens n'étaient pas tous d'accord. Si cette rencontre est à l'image de ce que vont être les autres réunions du comité exécutif, ça s'annonce bien», a-t-elle expliqué.

Même si le maire Tremblay a innové en invitant des membres de l'opposition dans ce cercle d'élus, il n'a pas l'intention de permettre que le comité exécutif siège en public. À une question posée par un conseiller de Projet Montréal à ce sujet lors de la séance du conseil municipal en matinée, Gérald Tremblay a répondu que son désir de transparence n'allait pas jusque-là.

Le maire a par ailleurs dévoilé les noms des élus qui participeront aux assemblées du conseil d'agglomération. Pour Montréal, ils seront 16. Parmi eux figurent trois membres de l'opposition, soit Réal Ménard et François Croteau, de Vision Montréal, et Pierre Mainville, de Projet Montréal. Trois élus de l'opposition siégeront à la commission de la présidence, dirigée par Claude Dauphin. Il s'agit d'Anie Samson et d'Élaine Ayotte, de Vision Montréal, et d'Émilie Thuillier, de Projet Montréal.