En bref - Dingwall pourrait recevoir une prime de départ

Ottawa — L'ex-président de la Monnaie royale du Canada, David Dingwall, a peut-être démissionné de son poste à la suite de dépenses excessives, il pourrait tout de même recevoir un très beau cadeau d'adieu.

Malgré la controverse et son départ volontaire, le gouvernement estime que M. Dingwall pourrait être admissible à une indemnité de départ. En pleine tourmente depuis quelques semaines, l'ex-ministre libéral sous le gouvernement de Jean Chrétien a offert sa démission mercredi à la suite des révélations sur son compte de dépenses. La controverse ne semble pas rebuter le gouvernement, qui croit que l'ex-président de la Monnaie pourrait recevoir une allocation de départ. «C'est la façon habituelle d'agir, a fait valoir le ministre du Revenu, John McCallum, responsable de cette société d'état. Il n'y a rien d'inusité là-dedans.» L'affaire a fait bondir les partis d'opposition. «C'est le comble, a résumé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Une prime au mérite, dans son cas, on le félicite pour quoi?» M. Duceppe fait remarquer que M. Dingwall empoche déjà une pension d'environ 77 000 $, à titre d'ancien ministre. Le ministre McCallum n'a pas voulu offrir de détails sur la prime qui pourrait être versée, avançant qu'il s'agissait de détails confidentiels. Mais il a laissé entendre que le contrat liant M. Dingwall à la société d'état comporterait des clauses prévoyant le versement d'une prime de départ. «Il n'y a rien de spécial ou d'inusité dans son cas si on le compare à d'autres cas qui se sont produits dans le passé», a dit le ministre du Revenu.