En bref - L'Iran rejette la requête du Canada

Téhéran — L'Iran a rejeté hier la demande canadienne d'enquête d'experts légistes internationaux sur le décès de la photojournaliste montréalaise d'origine iranienne, Zahra Kazemi.

Un porte-parole de la justice iranienne a fait savoir que la demande canadienne n'était «pas conforme aux lois iraniennes et aux règles internationales». La justice de ce pays a la compétence voulue pour mener une éventuelle investigation, puisque Zahra Kazemi était citoyenne iranienne, a ajouté Jamal Karimirad. «En vertu des lois iraniennes, le fait qu'elle détenait aussi la citoyenneté canadienne ne niait pas sa citoyenneté iranienne.» Mme Kazemi est morte pendant sa détention en Iran, en juillet 2003, après avoir été arrêtée alors qu'elle prenait des photographies près d'une prison de Téhéran où se déroulait une manifestation. Les autorités iraniennes ont affirmé que la photojournaliste est décédée d'un accident vasculaire cérébral après avoir fait une chute, mais une commission mandatée par le président iranien a conclu que Mme Kazemi est morte d'une fracture du crâne et d'une hémorragie au cerveau, causées par l'impact d'un objet dur. Des réformistes iraniens ont affirmé qu'elle avait été battue et torturée à mort. La semaine dernière, le gouvernement du Canada s'est retiré d'une conférence sur les relations commerciales avec l'Iran, alors que se font croissantes les demandes afin que justice soit faite dans le cadre de l'affaire Kazemi.