Un ancien secrétaire de presse de Jean Chrétien se défend

Un ancien secrétaire de presse de Jean Chrétien, Daniel-Yves Durand, écorché par les témoignages de Jean Brault (31 mars) et d'Alain Renaud (8 avril) devant la commission Gomery, s'est vigoureusement défendu hier des allégations l'impliquant.

Dans un communiqué envoyé hier au Devoir, M. Durand affirme n'avoir jamais «sollicité un poste, un mandat, un contrat ou tout autre privilège ou faveur de quelque palier de gouvernement que ce soit»; n'avoir «jamais obtenu personnellement quelque bénéfice [...] à quelque niveau gouvernemental que ce soit»; et n'être jamais «intervenu auprès de quelque instance politique ou gouvernementale que ce soit, pas plus que je n'ai en aucun moment, à titre de lobbyiste, été impliqué dans une campagne de financement».

Alain Renaud a notamment affirmé que Jean Brault avait payé un salaire à M. Durand pendant huit mois, en 1993, alors que ce dernier était chargé de rédiger des discours pour Jean Chrétien. Jean Brault a pour sa part mentionné que cet arrangement avait duré deux mois. Selon M. Durand, il s'agit là «d'attaques sans fondement, malicieuses, tendancieuses et diffamatoires» à son endroit. Il reconnaît avoir reçu de l'argent de M. Brault, durant quelques semaines en 1993, alors qu'il éprouvait des difficultés financières — il tentait alors de lancer une compagnie aérienne, et n'était semble-t-il plus employé par le bureau de M. Chrétien. C'était une «stricte relation d'affaires», dit-il, sans référence politique. L'aide faisait suite à un coup de main qu'avait précédemment donné M. Durand à M. Brault. Daniel-Yves Durand reconnaît aussi avoir présenté le sénateur Pietro Rizzuto (organisateur libéral du PLC au Québec) à Jean Brault, ce qui aurait marqué «l'arrivée dans l'univers politique» de ce dernier. Mais nulle part ailleurs n'a-t-il joué les intermédiaires entre le Parti libéral du Canada et M. Brault, jure-t-il.