Ottawa imposera sa tarification sur le carbone dans trois provinces

Les trois provinces qui se verront imposer le système fédéral de tarification avaient mis en place leur propre régime de tarification depuis l’entrée en vigueur de la stratégie nationale en 2019.
Graham Hughes La Presse canadienne Les trois provinces qui se verront imposer le système fédéral de tarification avaient mis en place leur propre régime de tarification depuis l’entrée en vigueur de la stratégie nationale en 2019.

Trois provinces de l’Atlantique seront assujetties l’été prochain au système fédéral de tarification du carbone selon la consommation des particuliers.

Le ministre de l’Environnement fédéral, Steven Guilbeault, devait annoncer mardi qu’un examen fédéral a déterminé que les systèmes provinciaux de tarification du carbone à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse ne répondraient plus aux normes fédérales l’an prochain.

En vertu du système fédéral, les résidents de ces provinces recevront d’Ottawa, tous les trois mois, des chèques de remise pour compenser la tarification.

Les trois provinces avaient mis en place leur propre régime de tarification depuis l’entrée en vigueur de la stratégie nationale en 2019. Par contre, ces systèmes provinciaux ne permettraient pas d’atteindre les normes nationales l’an prochain, après l’entrée en vigueur de règles fédérales plus strictes en matière de tarification du carbone.

D’ici juillet 2023, seuls le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique auront des systèmes provinciaux de tarification du carbone pour les particuliers et les entreprises qui auront des niveaux d’émissions plus faibles.

Le programme de tarification pour les gros émetteurs ne s’appliquera qu’au Manitoba et à l’Île-du-Prince-Édouard, depuis que la Saskatchewan a décidé d’inclure les gazoducs et les centrales électriques dans son régime provincial.

L’annonce de mardi laisse entendre que les batailles politiques sont réglées entre Ottawa et les provinces concernant la pertinence de taxer la pollution des grandes industries. Par contre, le débat reste ouvert sur la tarification du carbone « à la consommation » pour les particuliers.

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