Trudeau appuie la fin de l'exigence de vaccination à la frontière

Le gouvernement fédéral n’a pas encore pris de décision sur l’obligation pour les passagers de porter un masque dans les trains et les avions.
Marie-France Coallier Le Devoir Le gouvernement fédéral n’a pas encore pris de décision sur l’obligation pour les passagers de porter un masque dans les trains et les avions.

Le premier ministre Justin Trudeau a accepté de laisser expirer le 30 septembre le décret imposant des exigences de vaccination contre la COVID-19 à la frontière canadienne.

La nouvelle a été confirmée par deux sources gouvernementales de haut niveau, qui se sont entretenues avec La Presse canadienne à condition qu’elles ne soient pas nommées, car elles n’étaient pas autorisées à parler publiquement.

Le changement aura aussi pour effet de mettre fin aux tests obligatoires pour les voyageurs internationaux non vaccinés ainsi qu’au dépistage aléatoire pour ceux qui sont vaccinés.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore pris de décision sur l’obligation pour les passagers de porter un masque dans les trains et les avions.

« S’il y a un changement, on va communiquer avec tout le monde », a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, au sortir d’une réunion avec le premier ministre Justin Trudeau et ses collègues du cabinet, en fin de journée jeudi.

Ses collègues ministres de la Santé, Jean-Yves Duclos, et des Transports, Omar Alghabra, n’ont pas non plus voulu dire aux journalistes quel destin attend les exigences qui incombent aux voyageurs arrivant au Canada, renouvelés cet été et en vigueur jusqu’au 30 septembre.

En ce moment, les touristes doivent être adéquatement vaccinés pour entrer au Canada. Tous les voyageurs doivent installer l’application ArriveCan et y entrer leurs informations personnelles, en plus de risquer d’être sélectionnés pour un test aléatoire à l’arrivée.

Plusieurs médias ont rapporté que le gouvernement fédéral était sur le point d’annoncer la levée de certaines de ces mesures. Des ministres avaient indiqué plus tôt cette semaine qu’une décision devait être prise au cabinet pour savoir si ces mesures devaient, ou non, être renouvelées. Retardée par le voyage du premier ministre à l’ONU, leur première rencontre en groupe s’est déroulée jeudi, en fin de journée.

Le Parti conservateur du Canada a vertement critiqué l’application obligatoire ArriveCan, qui a donné des sueurs froides à certains voyageurs victimes de l’un des bogues qu’a connus le logiciel. L’opposition officielle à Ottawa avance que ce formulaire a eu pour conséquences d’« étouffer l’économie » et de provoquer de longs délais à l’aéroport, ce que nie le gouvernement.

Le ministre canadien du Tourisme, Randy Boissonault, a indiqué jeudi que le gouvernement comptait conserver une forme ou une autre de « numérisation de la frontière », comme ArriveCan, afin de faciliter l’entrée des touristes. L’objectif du Canada est de hausser le nombre de visiteurs au pays, de 22 millions à 30 millions de touristes par an.

« Comme j’ai toujours dit, je veux des frontières où il y a les moins de frictions possibles, a indiqué le ministre. Je sais que si on peut assouplir ces mesures, ça va faciliter la reprise de l’économie. »

Les États-Unis exigent depuis octobre 2021 une preuve de vaccination à la COVID-19 pour tous les visiteurs qui entrent sur leur territoire, exception faite des citoyens ou immigrants américains. Jusqu’ici, les deux pays ont fait l’effort d’harmoniser leurs mesures aux frontières, mais il n’est pas clair si le relâchement des mesures suivra cette règle.

Avec Le Devoir

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