Les Montréalais «méritent de se sentir en sécurité», dit le ministre Marco Mendicino

Durant un point de presse à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, il a promis de continuer son «étroite collaboration» avec son homologue québécoise, Geneviève Guilbault, et avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour s’attaquer à cet enjeu.
Patrick Doyle La Presse canadienne Durant un point de presse à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, il a promis de continuer son «étroite collaboration» avec son homologue québécoise, Geneviève Guilbault, et avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour s’attaquer à cet enjeu.

« Les gens à Montréal méritent de se sentir en sécurité dans leur communauté », a lancé jeudi le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, alors que la métropole est frappée par une vague de violences commises par armes à feu.

Durant un point de presse à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, il a promis de continuer son « étroite collaboration » avec son homologue québécoise, Geneviève Guilbault, et avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour s’attaquer à cet enjeu.

« Nous sommes de tout coeur avec les Montréalais et les Montréalaises. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui se sentent inquiets en ce moment », a-t-il dit d’emblée en prenant la parole.

Deux meurtres sont survenus à Montréal en plein jour, mardi, à 30 minutes d’intervalle. Un homme de 44 ans a été abattu dans le stationnement du centre commercial Rockland à Ville Mont-Royal. Un deuxième homme, âgé de 50 ans, a succombé à ses blessures après avoir été atteint d’au moins un projectile d’arme à feu sur Saint-Denis, près de l’angle du boulevard Maisonneuve.

Le ministre Mendicino a vanté jeudi les initiatives mises de l’avant par le gouvernement Trudeau, comme le projet de loi C-21 qui prévoit un gel national sur la vente, l’achat, le transfert et l’importation d’armes de poing.

Ottawa a devancé l’entrée en vigueur de l’interdiction d’importation, laquelle a pris effet la semaine dernière.

« Ça [prend] des politiques intelligentes comme le projet de loi C-21 et comme augmenter les peines pour les trafiquants d’armes à feu et d’autres criminels », a soutenu l’élu fédéral.

La pièce législative, qui a été présentée à la fin mai, est toujours à l’étude à la Chambre des communes, qui a ajourné ses travaux pour une pause estivale.

Le ministre a dit qu’il souhaitait que l’adoption du projet de loi survienne rapidement, mentionnant que les armes de poing sont souvent utilisées dans des homicides.

Il était de passage à Miramichi pour annoncer l’octroi de près d’un million de dollars à la Ville afin qu’elle distribue des subventions à des organismes locaux qui oeuvrent en prévention de la violence armée.

M. Mendicino a aussi rappelé qu’Ottawa a versé plus de 40 millions $ au gouvernement du Québec pour la prévention des violences par armes à feu.

« L’argent, seul, ne peut pas régler le problème. Il faut aussi avancer avec des bonnes lois », a ajouté le ministre.

Il a mentionné que des organismes tels que PolySeSouvient ont salué le projet de loi C-21 au moment de son dépôt.

 

Le ministre a aussi relevé que le gouvernement Trudeau a banni plus de 1500 modèles et variantes d’armes à feu de type d’assaut, comme le AR-15. Un programme de rachat obligatoire doit être lancé d’ici la fin de l’année.

Le mois dernier, Sécurité publique Canada a publié une liste de prix détaillant le montant que les propriétaires d’armes à feu prohibées peuvent s’attendre à obtenir dans le cadre du programme.

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