Le fédéral octroie 2,8 M $ à des projets de santé sexuelle et reproductive

«La pandémie de la COVID-19 a aggravé ces lacunes dans les soins de santé sexuelle et reproductive en mettant à l’épreuve les ressources humaines déjà très limitées», a affirmé le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos.
Justin Tang La Presse canadienne «La pandémie de la COVID-19 a aggravé ces lacunes dans les soins de santé sexuelle et reproductive en mettant à l’épreuve les ressources humaines déjà très limitées», a affirmé le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos.

Le gouvernement fédéral versera plus de 2,8 millions $ à des organismes canadiens dans le but d’assurer un meilleur accès à des services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les personnes handicapées et les Autochtones.

Ces personnes font face à des obstacles d’accès, a affirmé le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos. Il a annoncé mercredi que le financement ira au Conseil d’information et d’éducation sexuelles du Canada (CIÉSCAN) ainsi qu’au Centre pour la sexualité, établi en Alberta.

« La pandémie de la COVID-19 a aggravé ces lacunes dans les soins de santé sexuelle et reproductive en mettant à l’épreuve les ressources humaines déjà très limitées », a-t-il dit.

L’argent servira à soutenir des projets menés par les organisations qui reçoivent les fonds, a précisé le ministre. « Ces projets, financés par le fonds pour la santé sexuelle et reproductive de Santé Canada, amélioreront l’accès aux services et aux ressources en matière de santé sexuelle et reproductive pour les Canadiens qui font face à la fois aux plus grands besoins et aux plus grands obstacles », a-t-il expliqué.

Les fonds doivent aider le CIÉSCAN et le Centre pour la sexualité à adapter ses programmes et ressources aux besoins spécifiques des jeunes, notamment ceux vivant avec un handicap et les membres de la communauté LGBTQ2 +.

Yi Wen Shao, coordonnatrice de projet au CIÉSCAN, a soutenu que ces personnes font souvent face à de la stigmatisation.

« Une partie de la raison pourquoi ces services ne leur sont même pas disponibles à la base [découle], je pense, du fait qu’il y a des suppositions au sujet du niveau d’intérêt des personnes autistes ou des jeunes handicapés envers une vie sexuelle active », a résumé l’intervenante.

Le financement annoncé mercredi doit s’échelonner jusqu’en 2024.

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