Justin Trudeau s’«excuse» pour le fiasco des passeports

«Les gens vivent des moments vraiment “tough”. Un gouvernement devrait pouvoir livrer des services. Et c’est frustrant quand on a de la misère à remplir l’une des responsabilités que l’on a», a concédé Justin Trudeau.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne «Les gens vivent des moments vraiment “tough”. Un gouvernement devrait pouvoir livrer des services. Et c’est frustrant quand on a de la misère à remplir l’une des responsabilités que l’on a», a concédé Justin Trudeau.

Justin Trudeau reconnaît que le fédéral a failli à la tâche avec les cafouillages des dernières semaines dans les bureaux de passeports et les files d’attente interminables pour l’obtention du précieux document de voyage.

« Je prends ma part de responsabilité en tant que [chef du] gouvernement. Je m’excuse, aussi », a-t-il affirmé en entrevue exclusive avec Le Devoir en marge du sommet de l’OTAN à Madrid, jeudi.

Le premier ministre se dit bien conscient des maux de tête occasionnés par les retards dans la délivrance des passeports, particulièrement dans la région de Montréal. « J’ai eu à m’excuser moi-même à des amis, qui m’ont écrit pour me dire qu’ils ont dû passer deux nuits dehors, mais qu’ils ont finalement eu le passeport de leur enfant, raconte-t-il. Ça n’aurait pas dû se passer. »

M. Trudeau répète que son gouvernement « voyait venir » l’importante hausse du nombre de demandes de passeport, avec l’arrivée des vacances estivales, la liberté retrouvée de voyager et l’accalmie espérée de la pandémie. Le fédéral a d’ailleurs embauché des centaines de fonctionnaires de plus dès janvier, rappelle-t-il, et Ottawa s’affaire présentement à en réaffecter des centaines d’autres pour désengorger le système de demande de passeport.

« Mais on ne s’attendait pas à l’ampleur qu’on a eue », convient le premier ministre. Et la situation actuelle est inacceptable, a-t-il reconnu, à l’instar de la ministre responsable du dossier, Karina Gould.

Idem pour les retards et les annulations de vols qui se multiplient aux aéroports de Montréal et de Toronto. Air Canada annonçait cette semaine réduire ses vols cet été pour alléger la pression sur ces plaques tournantes du transport aérien au pays. « Les gens vivent des moments vraiment tough. Un gouvernement devrait pouvoir livrer des services. Et c’est frustrant quand on a de la misère à remplir l’une des responsabilités que l’on a », a concédé Justin Trudeau.



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