Les réfugiés sous la loupe

Hamilton — Les nombreuses demandes de statut de réfugiés devant être traitées au poste frontalier de Fort Érié, en Ontario, sont dorénavant pré-examinées dans un local situé à Buffalo, dans l'État de New-York.

Compte tenu du nombre élevé de demandeurs, des agents canadiens dépêchés sur place leur donnent des rendez-vous afin que leur entrée au pays se fasse de manière plus ordonnée.

Après qu'environ 400 demandeurs se furent présentés en une seule journée, il y a quelques jours, à ce poste, l'Agence des services frontaliers du Canada a craint des problèmes de santé et de sécurité.

Les dossiers seront donc traités dans un endroit où des services médicaux, légaux, et d'hébergement seront fournis. Depuis le début du mois de décembre, plus 1100 demandes de statut de réfugié ont été déposées au poste de Fort Érié; c'est près du triple de la moyenne mensuelle.

Tous ces gens fuient les États-Unis avant l'entrée en vigueur, dans trois jours, de l'entente canado-américaine appelée «tiers pays sûrs», selon laquelle une personne devra dorénavant faire une demande de statut de réfugié au premier pays où elle pose le pied, sans pouvoir ensuite tenter sa chance dans l'autre, sauf pour quelques exceptions. Au poste frontalier de Lacolle, au Québec, le nombre de demandes d'asile a aussi augmenté, mais pas autant qu'à Fort Érié.