Assouplissement des mesures sanitaires à la frontière canadienne

Le gouvernement reste toutefois prudent dans le relâchement des autres mesures. Pour preuve, il ne planifie pas, pour l’instant, mettre fin à l’obligation de porter le masque dans un avion, comme c’est le cas aux États-Unis depuis lundi.
Graham Hughes La Presse canadienne Le gouvernement reste toutefois prudent dans le relâchement des autres mesures. Pour preuve, il ne planifie pas, pour l’instant, mettre fin à l’obligation de porter le masque dans un avion, comme c’est le cas aux États-Unis depuis lundi.

L’Agence de la santé publique du Canada facilite le retour au pays pour les voyageurs entièrement vaccinés en mettant fin à l’exigence pour ceux-ci de fournir un plan de quarantaine à partir du 25 avril. Ces voyageurs ne seront plus, non plus, forcés de porter un masque dans les lieux publics intérieurs pendant 14 jours suivant leur retour.

« Vu le fait que la vaste majorité des Canadiens se sont fait vacciner, je pense que c’est un bon moment pour assouplir la mesure », a expliqué vendredi le Dr Howard Njoo, sous-administrateur en chef de la santé publique. Pour leur part, les enfants de 5 à 11 ans partiellement ou non vaccinés n’auront plus à passer un test de dépistage avant d’arriver au pays s’ils sont accompagnés d’un parent ou d’un gardien entièrement vacciné. Les voyageurs de 12 ans et plus qui n’ont pas encore leurs deux doses devront continuer à le faire.

En dépit des nouvelles mesures fédérales, les Canadiens devront continuer d’utiliser l’application ArriveCAN dans les 72 heures précédant leur arrivée au pays pour fournir des informations concernant leur vaccination, et il leur faudra suivre les restrictions provinciales. Ainsi, le masque sera encore nécessaire dans les lieux publics pour les Québécois, par exemple, jusqu’à la mi-mai.

Le gouvernement reste prudent dans le relâchement des autres mesures, a ajouté le Dr Howard Njoo. Pour preuve, il ne planifie pas, pour l’instant, de mettre fin à l’obligation de porter le masque dans un avion, comme c’est le cas aux États-Unis depuis lundi.

La levée de cette exigence doit encore être évaluée, a précisé l’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam. « Il est encore prudent de porter le masque », a rappelé la Dre Tam vendredi. « Ça ne limite pas les voyages et c’est l’une des mesures les moins intrusives », dit-elle. D’après les plus récentes données épidémiologiques de l’Agence de la santé publique du Canada, près de 75 % des Canadiens ayant eu la COVID y ont été exposés au pays.

Des effets à préciser

L’annonce de la levée des exigences relatives à la quarantaine au pays survient une semaine après la longue fin de semaine de Pâques. D’après la Santé publique, l’impact du congé pascal sur le nombre d’hospitalisations ne sera connu que dans deux ou trois semaines. Bien que le nombre d’hospitalisations soit en légère hausse dans des provinces comme l’Ontario et l’Alberta, le taux d’hospitalisation « semble gérable », selon le Dr Howard Njoo, et le nombre de patients aux soins intensifs demeure peu élevé.

Le Canada verra une montée des hospitalisations, mais le pic sera moins élevé que celui de la sixième vague. La forte majorité des cas de COVID est actuellement associée au sous-variant BA.2 d’Omicron.

Ce reportage bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

À voir en vidéo