Thérapies de conversion: unanimité au Sénat pour l’adoption du projet de loi

Photo: Dave Chidley La Presse canadienne

Le projet de loi C-4 sur l’interdiction des thérapies de conversion est adopté au Sénat.

Les sénateurs conservateurs ont imité leurs collègues à la Chambre des communes et ont obtenu l’unanimité afin que C-4 soit adopté en deuxième et en troisième lecture au Sénat, sans étude ni amendement.

C’est le sénateur conservateur Leo Housakos qui s’est levé à la Chambre haute pour proposer l’adoption de C-4 de façon expéditive.

« Je pense que nous devrions avoir le réflexe, dans cette institution, que lorsque quelque chose est dans l’intérêt universel, l’intérêt public, nous ne devrions pas créer des dédoublements inutiles ou des débats inutiles », a soutenu M. Housakos, au moment de présenter sa motion.

Aucun sénateur ne s’est opposé à la proposition de M. Housakos. L’adoption de la motion a été suivie d’applaudissements à la Chambre haute, mais les démonstrations de réjouissances se sont arrêtées là.

En comparaison, une telle manœuvre, la semaine dernière, avait suscité des cris de joie aux Communes et les députés libéraux s’étaient empressés de se rendre de l’autre côté de la Chambre pour remercier leurs collègues conservateurs, faisant parfois fi des règles de distanciation pour donner des accolades.

Ce revirement inattendu est survenu après des jours de discussions entre groupes sénatoriaux pour accélérer l’étude du projet de loi en comité, dans l’espoir de l’adopter avant le congé des Fêtes. Il était prévu que C-4 soit référé à un comité sénatorial qui devait produire un rapport d’ici quelques jours.

Le parrain du projet de loi au Sénat, le sénateur René Cormier, s’est tout de même réjoui de la tournure des événements. « Un important jalon vient d’être franchi pour les droits des communautés LGBTQ2 + au Canada et j’en suis plus que fier », a-t-il écrit sur Twitter.

« Je veux remercier tous les Sénateurs. Nous accomplissons de grandes choses lorsque nous travaillons tous ensemble », a renchéri le ministre fédéral de la Justice, David Lametti, sur le même réseau social.

Il ne manque plus que la sanction royale pour que l’interdiction des thérapies de conversion devienne loi.

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