Plante et Coderre satisfaits de la victoire libérale

«Le fédéral doit agir pour bannir les armes d’assauts mais également de poing», a redemandé Valérie Plante mardi.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Le fédéral doit agir pour bannir les armes d’assauts mais également de poing», a redemandé Valérie Plante mardi.

Les deux principaux candidats à la mairie de Montréal se sont montrés satisfaits, mardi, de l’élection d’un gouvernement fédéral libéral minoritaire.

Valérie Plante a souligné avoir bien travaillé avec le gouvernement libéral par le passé. Plusieurs de ses priorités, a-t-elle dit, sont alignées avec celles des libéraux, dont la construction de logements abordables et du soutien pour les entreprises culturelles ayant souffert de la pandémie.

La mairesse sortante a aussi souligné que le parti au pouvoir compte plusieurs élus montréalais, qui connaissent bien les besoins de la métropole. Elle a réclamé qu’ils y aient une place de choix au Conseil des ministres.

«Ce qui est clair pour nous, avec la composition de ce nouveau parlement, c’est que les Canadiens veulent voir de la collaboration et non de la partisanerie», a-t-elle aussi analysé.

D’autre part, le cheffe de Projet Montréal avait des craintes envers un éventuel gouvernement conservateur, en raison de son approche face à l’environnement et aux armes à feu. «Le fait que, jusqu’à récemment, ce parti ne disait même pas officiellement que les changements climatiques existent, ça me semblait fou», a-t-elle confié.

Denis Coderre, lui, estime qu’un gouvernement fédéral minoritaire sera attentif aux demandes des municipalités. « Les Villes, plus que jamais, auront un rôle à jouer dans ce gouvernement», a-t-il déclaré.

«Je salue le génie collectif des Québécois, qui ont su assurer la stabilité. Ils faisaient confiance au gouvernement actuel, mais on ne voulait pas tout leur donner; on voulait un certain nationalisme, mais pas trop», a-t-il commenté.

Ce désir apparent de stabilité des citoyens pourrait-il favoriser la réélection de la mairesse sortante? M. Coderre a plutôt argué que son parti, Ensemble Montréal, serait le meilleur gage de stabilité. L’aspirant maire a rappelé qu’il connaissait bien les rouages du gouvernement fédéral en raison de son passé de député et de ministre libéral, de même que ceux de l’administration municipale par son expérience de maire de 2013 à 2017.

Faire entendre la voix des Montréalais

Les deux candidats ont partagé leurs attentes envers le nouveau gouvernement, le considérant comme un partenaire essentiel pour l’avancement de nombreux dossiers, notamment ceux des changements climatiques et de la sécurité publique.

« Le fédéral doit agir pour bannir les armes d’assauts, mais également de poing, a indiqué Mme Plante. Ce qui circule beaucoup à Montréal, à Toronto et dans d’autres villes, ce sont des armes de poing. » Elle a aussi demandé un renforcement du contrôle des armes aux frontières.

M. Coderre a dit vouloir établir un partenariat avec le gouvernement fédéral pour faire combattre la violence armée, que ce soit «par rapport à leur droit criminel ou sur la question de la circulation des armes». La lutte contre les opioïdes est aussi une de ses priorités avec le fédéral.

Le chef d’Ensemble Montréal a appelé à une redéfinition du pacte fiscal, c’est-à-dire qu’un demi-point de pourcentage de la taxe sur les produits et services revienne aux municipalités, afin de diversifier leurs sources de revenus.



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