Mélanie Joly souhaite que les libéraux aient «les deux mains sur le volant»

La coprésidente de la campagne libéral, Mélanie Joly, et le coprésident de la campagne du PLC au Québec, Pablo Rodriguez
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La coprésidente de la campagne libéral, Mélanie Joly, et le coprésident de la campagne du PLC au Québec, Pablo Rodriguez

À la veille des élections, les libéraux incitent leurs militants à convaincre les sympathisants à voter. Et la coprésidente de la campagne, Mélanie Joly, ne s’en cache pas : elle veut que les troupes de Justin Trudeau aient « les deux mains sur le volant ».

M. Trudeau entreprend une tournée du pays en cette dernière journée de campagne. Il visite quatre provinces – le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique – en remontant les fuseaux horaires pour étirer la journée. Les visites dans les provinces de l’Atlantique et en Alberta se feront de façon virtuelle.

Le premier arrêt était à la terrasse Saint-Ambroise de Montréal, avec l’ensemble de l’équipe montréalaise du Parti libéral du Canada (PLC). Devant les centaines de militants sur place, Mme Joly les a appelés à faire convaincre les électeurs québécois d’aller voter.

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« On est dans le dernier droit. Il nous reste 24 heures. Il faut faire en sorte de faire des appels, de cogner aux portes. Il faut faire en sorte de donner le meilleur de nous-mêmes, parce qu’on est la seule option pour faire en sorte d’avoir un gouvernement progressiste à Ottawa », a-t-elle plaidé.

Dans une mêlée de presse, elle a ensuite utilisé cette expression rendue célèbre par l’ancien premier ministre du Québec, Jean Charest, qui avait réussi à obtenir gouvernement majoritaire en 2008, en pleine crise économique.

« Je le dis encore : on veut les deux mains sur le volant, a-t-elle déclaré. On est plus organisés que jamais, on ne tient rien pour acquis, on va envoyer un gros contingent québécois à Ottawa. »

M. Trudeau, qui refuse de dire le mot « majorité », est resté plus prudent dans ses prédictions. Il a dit souhaiter « un gouvernement […] plein de Québécois » et « plein de gens progressistes à travers le pays ».

Les libéraux n’y sont pas allés de main morte pour attaquer leur principal adversaire au Québec : le Bloc québécois.

Pablo Rodriguez, co-président de la campagne du PLC au Québec, n’a d’ailleurs pas mis de temps à les attaquer dans son discours aux militants, dimanche.

S’exprimant aux bloquistes, il a lancé : « La différence, c’est que vous, vous nous dites : il faut envoyer des Québécois à Ottawa pour demander. Nous, on dit : on va envoyer des députés à Ottawa pour décider ! »

M. Trudeau qui, depuis cinq semaines, accuse le chef conservateur Erin O’Toole de faire preuve de « mollesse » à l’égard de la vaccination, continuait d’asséner des coups à son adversaire au dernier jour de la campagne.

Le chef libéral a dit que les électeurs voyaient la différence entre le Québec, qui a « bien géré la pandémie » versus l’Alberta ou la Saskatchewan, qui ont « suivi l’approche O’Toole qui ne fonctionne pas ».

M. Trudeau a ensuite pris la route vers l’Ontario. Il a fait campagne dans le Grand Toronto avec sa ministre sortante des Aînés, Deb Schulte, qui avait gagné par environ 200 voix en 2019 et qui entreprend en ce moment des traitements contre le cancer.

Libéraux et conservateurs étaient toujours au coude-à-coude en cette fin de semaine précédant le scrutin, selon un sondage Léger. Il s’agit d’un revirement de situation par rapport à il y a cinq semaines, alors que les libéraux pouvaient entrevoir un mandat majoritaire.

La bataille a-t-elle été plus rude qu’anticipée ? « Des élections, c’est toujours ’tough’. On ne tient jamais rien pour acquis », a répondu M. Trudeau, lorsque la question lui a été posée.

« Depuis ma première élection dans Papineau, où on avait énormément de défis, on se concentre sur deux choses : écouter et connecter avec les gens et travailler plus fort que nos adversaires. Et c’est ça qui fonctionne pour le Parti libéral », a-t-il ajouté.

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