La carrière de certains chefs prendra fin lundi, prédit Blanchet

En conférence de presse samedi à Québec, le chef bloquiste a estimé que certains des quatre chefs des grands partis jouent leur avenir politique.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne En conférence de presse samedi à Québec, le chef bloquiste a estimé que certains des quatre chefs des grands partis jouent leur avenir politique.

La carrière de certains chefs fédéraux prendra fin à l’issue du scrutin de lundi, prédit Yves-François Blanchet.

En conférence de presse samedi à Québec devant l’Assemblée nationale, le chef bloquiste a estimé que certains des quatre chefs des grands partis jouent leur avenir politique.

« Il est possible que des chefs ne restent pas à leur poste », à l’issue de ces élections, a-t-il déclaré en anglais.

Êtes-vous prêts pour la soirée électorale?

Découvrez notre tableau de bord interactif des résultats en direct.

Il n’a pas voulu nommer lesquels. Toutefois, il a dit que le premier ministre libéral sortant Justin Trudeau avait fait la même erreur que Pauline Marois qui, en 2014, à la tête d’un gouvernement minoritaire péquiste, avait déclenché des élections pour obtenir une majorité, mais avait été battue.

Mme Marois avait démissionné le soir de la défaite, elle qui avait même courbé l’échine dans sa circonscription.

« On a payé cher la décision pour n’avoir pas maintenu la législature aussi longtemps qu’on aurait pu ou dû », a reconnu M. Blanchet.

M. Blanchet, qui était ministre de l’Environnement dans le cabinet Marois, a même avoué samedi qu’il désapprouvait la décision de son propre gouvernement de déclencher des élections en 2014 alors que la tradition veut que les ministres soient solidaires des décisions de leur gouvernement.

« Bou-boum »

En ce dernier week-end avant le scrutin, le chef bloquiste fait notamment campagne dans des circonscriptions détenues par ses adversaires dans le but de pouvoir les remporter. La présence d’un chef à 48 ou 72 heures du vote peut parfois influencer le résultat dans une circonscription, estime-t-on.

À Québec, il souhaite déloger le ministre Jean-Yves Duclos et battre la machine libérale au profit de son candidat Louis Sansfaçon.

« J’en ai une machine, a dit M. Blanchet. Elle fait bou-boum, bou-boum. Les militants du Bloc ont tous une machine qui fait bou-boum, bou-boum. On va gagner avec le coeur. Notre machine n’est pas piquée des vers non plus. »

Le chef s’aventure aussi dans Montmagny-L’Islet-Kamouraska, Rivière-du-Loup. Ce n’est pas sa première visite dans cette circonscription détenue par le conservateur Bernard Généreux.

Il retournera par ailleurs dans Trois-Rivières pour une deuxième fois en deux jours. La circonscription est laissée vacante par le départ de la députée bloquiste Louise Charbonneau et M. Blanchet espère la conserver avec son candidat vedette, l’éthicien René Villemure.

Le chef devait par ailleurs aller appuyer une autre de ses candidates vedettes samedi, Ensaf Haider, dans la circonscription libérale de Sherbrooke, mais cela a été reporté.

M. Blanchet prévoit un arrêt dans Richmond-Arthabaska, le fief du conservateur Alain Rayes. Il en est à au moins trois visites pour appuyer son candidat Diego Scalzo.

Les militants et partisans du Bloc sont galvanisés depuis le débat télévisé en anglais d’il y a une dizaine de jours qui a donné un nouveau souffle à la campagne.

On se rappellera que la modératrice avait posé une question jugée biaisée où elle demandait au chef du Bloc pourquoi son parti appuyait des lois discriminatoires du Québec qui marginalisent des minorités.

M. Blanchet en était sorti scandalisé et considérait que c’était une attaque frontale, une « chaudière d’insultes » aux Québécois.

Pour en savoir plus sur les élections fédérales 2021

En visualisations de données En vidéo Débats des chefs Sur le terrain Nos analyses Nos chroniques



À voir en vidéo