Blanchet rencontrerait les autres chefs pour repartir à neuf

Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, entend commencer la législature sur des «bases fraîches et sereines».
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, entend commencer la législature sur des «bases fraîches et sereines».

Le chef bloquiste Yves-François tend la main aux autres chefs de parti : il sollicitera une rencontre avec chacun d’eux après les élections.

Il entend ainsi commencer la législature sur des « bases fraîches et sereines », a-t-il expliqué en conférence de presse mercredi matin dans un parc à Longueuil.

L’éventualité d’un gouvernement minoritaire se dessine, car les sondages suggèrent une course serrée. Le Bloc pourrait ainsi détenir la balance du pouvoir ou du moins en partie, s’il fait des gains ou s’il conserve sa députation actuelle de 32 élus.

Mais quelle que soit la composition de la Chambre lundi soir prochain, que le gouvernement soit majoritaire ou minoritaire, M. Blanchet a déjà des plans.

« Il faudra passer à autre chose, à un moment donné, tous les chefs de parti », après les élections, pour être capable de commencer « sur des bases fraîches, sereines, parce qu’on a des responsabilités ».

Être Québécois, un « choix risqué »

Le chef bloquiste a par ailleurs parlé de ce qui sera selon lui la question de l’urne, c’est-à-dire l’enjeu en fonction duquel les électeurs choisiront leur parti au scrutin du 20 septembre : « le droit d’être Québécois ».

« Les derniers jours ont révélé qu’être Québécois à l’intérieur du Canada est au mieux un choix risqué », a-t-il expliqué.

Être Québécois est différent d’être Canadien, a-t-il poursuivi, et la question controversée du débat en anglais a été un « révélateur » selon lui.

Cette question laissait entendre que le Bloc, d’une part, soutient des lois québécoises discriminatoires, et d’autre part, nie que le Québec a un problème de racisme.

Le Canada ne laisse pas le Québec faire librement ses choix et suggère que le français n’a pas sa place dans ce pays, a-t-il poursuivi.

« Colère » et « étroitesse d’esprit »

M. Blanchet a dit souhaiter que les Québécois et les autres Canadiens « soient amis et se comportent comme des amis », mais que le contexte actuel s’y prête peu.

Au début de son mandat en 2019, il a dit qu’il souhaitait faire une tournée au Canada, comme son prédécesseur Gilles Duceppe, pour expliquer ce qu’était le Bloc québécois, mais qu’il a renoncé en raison de la polarisation actuelle.

« Le niveau de discussion, la colère, l’étroitesse d’esprit, ce n’est bon pour personne. »

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