Erin O’Toole promet une entente pour les CPE dans une lettre à François Legault

Sans détailler les sommes, le chef du Parti conservateur indique dans sa lettre que son cadre financier prévoit «de l’argent pour de futures ententes avec les provinces».
Photo: Adrian Wyld La Presse Canadienne

Sans détailler les sommes, le chef du Parti conservateur indique dans sa lettre que son cadre financier prévoit «de l’argent pour de futures ententes avec les provinces».

S’il est élu à la tête du pays, le chef conservateur Erin O’Toole entend négocier de nouveau avec Québec pour conclure une entente qui financerait les centres de la petite enfance (CPE).

Dans une lettre adressée au premier ministre François Legault et relayée mardi par les médias de Québecor, M. O’Toole réitère sa promesse d’une rencontre dans les 100 premiers jours d’un gouvernement conservateur pour discuter de ce dossier avec Québec.

Il y souligne que dans son cadre financier, il y a « un financement, sans condition attachée » pour le réseau des CPE, en plus d’une aide directe aux parents. Il fait ainsi référence au fait que les ententes avec les provinces sur les garderies seraient maintenues pour un an, en 2021-2022. Pour les années subséquentes, les conservateurs reprennent 26,7 milliards $ des 30 milliards $ budgétés par les libéraux pour cinq ans pour un programme national de garderie. C’est dans ces 30 milliards que les libéraux calculaient 6 milliards $ pour Québec, sans condition.

 

« Dans les 100 premiers jours d’un gouvernement conservateur, je m’assoirai avec vous pour conclure une entente qui permettra à Québec et à Ottawa d’atteindre leurs objectifs respectifs, qui respectera à la fois les priorités du Québec en matière de garde d’enfants, ainsi que les devoirs du gouvernement fédéral envers les autres provinces dans le domaine », a écrit le chef conservateur.

Sans détailler les sommes, le chef du Parti conservateur indique dans sa lettre que son cadre financier prévoit « de l’argent pour de futures ententes avec les provinces ».

En point de presse, mardi avant-midi, il a refusé de mettre un chiffre sur ses intentions.

« C’est avec ce fonds que j’entends honorer mon engagement de coordonner mon approche en matière de garde d’enfants avec votre priorité, soit le programme de CPE québécois qui fonctionne bien depuis plus de 20 ans », ajoute M. O’Toole, reconnaissant que l’approche avec Québec sera différente.

Il a également rappelé son engagement d’augmenter les transferts « sans condition » en santé et de donner plus de pouvoirs à Québec en matière d’immigration.

« Si les Canadiens et les Québécois me choisissent comme premier ministre le 20 septembre prochain, vous aurez un partenaire à Ottawa, quelqu’un qui respecte le Québec, la nation québécoise et la fierté qui vous anime. Un premier ministre qui respecte le droit des provinces de légiférer dans leurs champs de compétences, et qui ne conteste pas les lois provinciales devant un tribunal », soutient M. O’Toole dans sa lettre.

Cette déclaration survient moins d’une semaine après l’appui tacite de François Legault aux conservateurs. Pour le premier ministre québécois, la formation d’Erin O’Toole semble la plus ouverte aux revendications du Québec et la plus respectueuse des champs de compétences des provinces, contrairement aux libéraux, néo-démocrates et verts.

D’entrée de jeu dans sa lettre, M. O’Toole dit partager l’opinion de M. Legault sur l’importance de respecter les compétences provinciales. Il promet d’instaurer « un fédéralisme de partenariat », s’il devient premier ministre du Canada le 20 septembre.

« Les années où Ottawa croyait pouvoir dicter aux provinces quoi faire seront résolument derrière nous », conclut-il.

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