Le Bloc rejette tout scénario de gouvernement de coalition

«L’obligation pour un gouvernement [minoritaire] ou un parti de faire quelque chose qui est bon pour le Québec afin de s’assurer de l’appui du Bloc est la meilleure garantie qu’on peut avoir», a expliqué Yves-François Blanchet.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne «L’obligation pour un gouvernement [minoritaire] ou un parti de faire quelque chose qui est bon pour le Québec afin de s’assurer de l’appui du Bloc est la meilleure garantie qu’on peut avoir», a expliqué Yves-François Blanchet.

Le Bloc québécois rejette un soutien formel à un éventuel gouvernement de coalition.

Contrairement à son prédécesseur Gilles Duceppe, Yves-François Blanchet a refusé jeudi le scénario selon lequel un gouvernement minoritaire conservateur ou libéral obtiendrait l’appui formel de son parti pour se maintenir.

M. Blanchet souhaite pourtant un gouvernement minoritaire qui durerait un plein mandat de quatre ans. Or, il n’est jamais arrivé qu’un gouvernement minoritaire dure aussi longtemps au Canada et une entente de coalition aurait pu assurer la longévité d’un tel gouvernement.

« La meilleure garantie »

Le chef bloquiste ne veut pas être lié indûment même s’il pourrait détenir la balance du pouvoir dans un futur Parlement.

« L’Histoire a suggéré fortement que c’était une approche qui pouvait “attacher” la formation politique », a fait valoir M. Blanchet en point de presse devant le cégep de l’Outaouais.

« L’obligation pour un gouvernement [minoritaire] ou un parti de faire quelque chose qui est bon pour le Québec afin de s’assurer de l’appui du Bloc est la meilleure garantie qu’on peut avoir. »

Rappelons qu’en 2008, le chef bloquiste Gilles Duceppe et ses homologues néodémocrate, Jack Layton, et libéral, Stéphane Dion, avaient signé une entente afin de constituer un gouvernement de coalition à la place des conservateurs de Stephen Harper.

Le Bloc québécois s’engageait à ne pas défaire le gouvernement de coalition avant la fin juin 2010, soit 19 mois. De leur côté, le Parti libéral et le NPD formaient un gouvernement comptant à la fois des ministres libéraux et néodémocrates. Le Bloc n’allait pas faire partie du gouvernement.

Finalement, le gouvernement conservateur a demandé à la gouverneure générale de proroger le Parlement pour éviter d’être renversé.

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