O’Toole souhaite que l’on hisse à nouveau les drapeaux des édifices fédéraux

Les drapeaux canadiens sur la tour de la Paix et d’autres édifices fédéraux sont en berne depuis près de trois mois.
Photo: Adrian Wyld Archives La Presse canadienne Les drapeaux canadiens sur la tour de la Paix et d’autres édifices fédéraux sont en berne depuis près de trois mois.

Erin O’Toole estime que le Canada « devrait être fier de hisser à nouveau » ses drapeaux, mis en berne sur la tour de la Paix et d’autres édifices fédéraux depuis près de trois mois pour souligner tristement la découverte de tombes non marquées autour de pensionnats pour Autochtones.

Les drapeaux ont été mis en berne fin mai après qu’un radar à pénétration a découvert ce que l’on croit être les restes de 215 enfants dans des tombes non marquées sur les terrains de l’ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Cette première découverte avait déjà secoué tout le Canada, mais d’autres tombes ont été retrouvées depuis, dont 751 par la première nation Cowessess, en Saskatchewan.

En « campagne virtuelle » jeudi, à Ottawa, M. O’Toole a assuré que la réconciliation était importante pour lui, mais qu’il était temps maintenant de s’engager à nouveau à bâtir le pays. « Je pense que pour s’y réengager, on doit être fiers du Canada », a-t-il déclaré jeudi depuis le studio de diffusion virtuelle du parti à Ottawa.

« Je parle aux dirigeants autochtones depuis que je suis devenu chef de l’opposition, a-t-il dit. La réconciliation sera importante pour moi, tout comme la fierté du Canada, sa construction, la création de plus d’opportunités pour plus de gens, y compris les Autochtones. Ce sera ma priorité et je pense que nous devrions être fiers de remettre notre drapeau en place », a-t-il soutenu.

Courtiser les Autochtones

Le chef conservateur a répété jeudi ses remarques faites autour du 1er juillet, selon lesquelles la fête du Canada ne devrait pas être annulée et le pays ne devrait pas être démoli. Plusieurs municipalités avaient annulé leurs célébrations de la fête du Canada, en signe de deuil et de respect pour les enfants autochtones.

Le premier ministre Justin Trudeau et certains membres de son cabinet avaient déclaré que la fête du Canada devrait être l’occasion de réfléchir à l’héritage colonial de ce pays et aux mauvais traitements infligés aux Autochtones. M. O’Toole s’était alors demandé à quel point les autres chefs de parti, y compris M. Trudeau, étaient vraiment fiers de leur pays.

Les électeurs autochtones font partie des groupes que le chef conservateur espère courtiser d’ici le 20 septembre, tout comme les jeunes, les membres des communautés LGBTQ et la classe ouvrière.

M. O’Toole s’est présenté dans la course à la direction de l’année dernière en tant que « vrai bleu » parmi les candidats, avec l’ambition d’accroître la base du parti. Il a inscrit dans le programme électoral du parti la réconciliation avec les Autochtones, promettant de mettre en œuvre six des 94 « appels à l’action » contenus dans le rapport de la commission Vérité et réconciliation, en 2015, qui traitent précisément des enfants morts dans les pensionnats et leurs lieux de sépultures.

Il s’est également engagé à ce qu’un gouvernement conservateur fasse des progrès sur les recommandations de la commission et élabore un plan d’action pour répondre à ses 94 « appels à l’action ».

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