Erin O’Toole change d’idée sur le droit de conscience

«Ma position n’a jamais changé», a-t-il prétendu Erin O'Toole lorsqu’un journaliste lui a rappelé son engagement antérieur. Lors de la course à la chefferie, en 2020, il promettait pourtant une loi fédérale qui permettrait aussi le refus de référer des patients.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne «Ma position n’a jamais changé», a-t-il prétendu Erin O'Toole lorsqu’un journaliste lui a rappelé son engagement antérieur. Lors de la course à la chefferie, en 2020, il promettait pourtant une loi fédérale qui permettrait aussi le refus de référer des patients.

Le chef conservateur Erin O’Toole dit maintenant que médecins et infirmières seront obligés de diriger des patients qui veulent l’aide médicale à mourir ou un avortement à un collègue, malgré ce que leur dicte leur conscience.

Jeudi matin, M. O’Toole refusait de dire si son engagement à protéger le « droit de conscience » des professionnels de la santé allait jusqu’à leur permettre de refuser non seulement les soins, mais aussi la référence vers un professionnel qui accepte de les donner.

Vendredi matin, il a modifié son discours.

Pourtant, pendant sa course à la chefferie, en 2020, il promettait une loi fédérale qui permettrait aussi le refus de diriger des patients ailleurs.

« Ma position n’a jamais changé », a-t-il tout de même prétendu lorsqu’un journaliste lui a rappelé son engagement antérieur. Il venait de dire que « non », il ne modifiera pas le Code criminel dans le sens de sa promesse de l’an dernier.

« On doit avoir une réorientation [sic] pour les services, oui », a-t-il également offert à propos de l’avortement et de l’aide médicale à mourir, en réponse à une autre question de journaliste. Et M. O’Toole a, bien entendu, répété à chaque occasion qu’il est « pro-choix ».

Un candidat embarrassant

Un candidat conservateur, en Colombie-Britannique, a présenté des excuses vendredi après que des vidéos qu’il a publiées sur les réseaux sociaux en 2020 eurent refait surface.

Le candidat du parti dans Saanich-Gulf Islands, David Busch, s’en prend aux manifestants qui sont descendus dans la rue après la mort de l’Afro-Américain George Floyd aux États-Unis. Puis, de manière indirecte, au mouvement Black Lives Matter.

« Je m’excuse pour mes propos déplacés, qui ne reflètent pas qui je suis. Les candidats du Parti conservateur tentent d’être respectueux et inclusifs. Je prie tous ceux que j’ai pu choquer d’accepter mes sincères excuses », a-t-il déclaré dans un communiqué relayé par le parti.

La réaction offerte par le chef a été des plus laconiques. « On doit lutter contre l’intolérance, l’antisémitisme, l’islamophobie, le racisme. C’était la pandémie de l’ombre pendant la pandémie de la COVID-19. On va avoir des conversations d’une manière respectueuse et sensible », a dit M. O’Toole lors son point de presse à Winnipeg.

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