Ottawa ne partagera pas les détails sur le nombre et le sort des réfugiés afghans

Le ministre fédéral de l’Immigration, Marco Mendicino
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le ministre fédéral de l’Immigration, Marco Mendicino

Le ministre fédéral de l’Immigration, Marco Mendicino, a précisé jeudi que le gouvernement ne partagerait pas les détails sur le nombre et le sort des réfugiés afghans qui ont atterri au Canada jeudi et ceux qui arriveront plus tard, afin de protéger ces réfugiés, mais aussi d’assurer la sécurité de toute l’opération.

En conférence de presse virtuelle, jeudi matin, M. Mendicino a indiqué que le gouvernement canadien faisait face à des circonstances urgentes et changeantes en Afghanistan, alors que les forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis continuent de se retirer du pays et que les talibans gagnent du terrain.

Le premier avion de réfugiés qui ont soutenu la mission militaire et diplomatique canadienne en Afghanistan est arrivé à Toronto jeudi et d’autres avions transportant des Afghans qui ont contribué à cette mission devraient arriver dans les prochains jours et les prochaines semaines.

Le ministre Mendicino a assuré que ces réfugiés afghans recevront une aide du gouvernement au cours de leur première année au Canada, qui comprendra notamment un soutien au revenu et des cours de langue.

Le gouvernement canadien a annoncé le mois dernier un programme visant à réinstaller d’urgence les Afghans considérés comme faisant partie intégrante de la mission des Forces armées canadiennes, ainsi que leurs conjoints et enfants. Il s’agit notamment d’interprètes, de cuisiniers, de chauffeurs, de préposés à l’entretien, de travailleurs de la construction, d’agents de sécurité et de membres du personnel à l’ambassade canadienne.

D’anciens interprètes afghans qui vivent maintenant au Canada demandent à Ottawa d’étendre ce programme aux membres de leur famille élargie restés en Afghanistan, qui courent eux aussi le risque d’être ciblés par les représailles des talibans, estiment-ils.


Ce texte a été rédigée avec l’aide financière des bourses de Facebook et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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