Le Canada a maintenant reçu assez de doses pour vacciner sa population

Le premier ministre Justin Trudeau était dans une clinique de vaccination de Moncton, mardi matin, pour souligner cette étape.
Photo: Ron Ward La Presse canadienne Le premier ministre Justin Trudeau était dans une clinique de vaccination de Moncton, mardi matin, pour souligner cette étape.

Le Canada a reçu jusqu’à maintenant plus de 66 millions de doses de vaccins contre la COVID-19, assez pour vacciner tous les Canadiens qui y sont admissibles, soit tous ceux qui ont 12 ans et plus.

Le premier ministre Justin Trudeau était dans une clinique de vaccination de Moncton, mardi matin, pour souligner cette étape, alors que deux de ses ministres, dont celle responsable des achats de vaccins, faisaient de même à Milton, en Ontario.

M. Trudeau a tenu à rappeler qu’à l’hiver, il avait promis que le pays recevrait assez de vaccins pour tous avant le mois de septembre. « Alors non seulement avons-nous respecté la promesse, mais nous avons devancé l’échéance », s’est-il réjoui.

M. Trudeau en a profité pour demander encore une fois à tous ceux qui n’ont pas encore eu leur deuxième dose d’aller se faire vacciner.

« Faites-le pour les enfants qui ne peuvent pas encore être vaccinés », a-t-il plaidé.

Aucun vaccin n’est encore disponible pour les enfants de moins de 12 ans bien que diverses compagnies pharmaceutiques tentent d’en développer.

À Milton, les représentants de Pfizer et de Moderna présents à la conférence de presse des ministres ont tous deux confirmé qu’ils espéraient avoir un vaccin pour enfants avant la fin de l’année.

Quand on en sera là, il y aura aussi des doses disponibles, a souligné Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement. « Les Canadiens ne devraient pas s’inquiéter pour l’approvisionnement de vaccins pour de nouveaux groupes d’âge », a-t-elle insisté.

 

Selon ses calculs, c’est 68 millions de doses qui auront été livrées au Canada d’ici la fin de la semaine. Les contrats avec Pfizer et Moderna assuraient 95 millions de doses avant la fin de septembre ; « assez pour des besoins additionnels, y compris d’autres groupes d’âge ou des rappels de vaccins ».

Jusqu’à maintenant, plus de 80 % des Canadiens admissibles ont reçu au moins une première dose de vaccin.

Voyageurs inquiets

Aux voyageurs qui s’inquiètent de voir certains pays leur refuser l’entrée et ne pas reconnaître leur pleine vaccination, M. Trudeau a assuré que son gouvernement travaille pour corriger la situation.

L’Ontario et le Québec réclament qu’Ottawa intervienne pour que les citoyens qui ont eu deux doses d’AstraZeneca, qui ont obtenu la version fabriquée en Inde de ce vaccin, ou encore qui ont eu un vaccin différent à chacune de leurs doses soient reconnus comme étant pleinement vaccinés où qu’ils aillent.

« Quand Santé Canada approuve un traitement ou une vaccination comme étant sécuritaire et efficace, le monde peut savoir qu’on a bien fait notre travail », a argué le premier ministre.

« On est en train de travailler avec les partenaires à travers le monde pour souligner à quel point les différentes façons que les Canadiens se sont fait vacciner ont toutes comme résultat que les Canadiens pleinement vaccinés, selon les définitions de Santé Canada, devraient être accueillis partout dans le monde comme étant pleinement vaccinés », a-t-il dit.

«Nous [le gouvernement fédéral] avons un rôle à jouer pour nous assurer que les documents que présenteront les Canadiens pourront être acceptés partout dans le monde», a-t-il précisé.

«Nous allons essayer de rendre les choses simples et efficaces pour les gens», a-t-il promis.

Frontière ouverte trop vite aux Américains ?

La situation pandémique aux États-Unis continue d’inquiéter, le variant Delta faisant des ravages, particulièrement parmi les populations non vaccinées.

Or, le 9 août, le Canada ouvre ses frontières aux Américains pleinement vaccinés. Il fera de même dès le 7 septembre pour le reste du monde.

En point de presse, à Moncton, on a demandé à M. Trudeau si cette ouverture n’est pas prématurée. Il a tenté d’être rassurant.

« Les données sont claires. Permettre aux personnes pleinement vaccinées de voyager présente un risque bas, pas un risque nul, mais un risque bas », a-t-il dit.



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