La cheffe du Parti vert du Canada fait face à un vote de non-confiance

La cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul
Photo: Justin Tang La Presse canadienne La cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul

La cheffe du Parti vert du Canada, Annamie Paul, doit faire face à une motion de censure des instances, qui pourrait l’évincer de son poste moins d’un an après son élection — et peut-être à quelques mois d’un scrutin fédéral.

Le chef du Parti vers du Québec, Alex Tyrrell, a déclaré mardi que le conseil fédéral, instance dirigeante du parti, devait amorcer en soirée un processus qui pourrait détrôner Mme Paul.

Cette décision fait suite à des mois de querelles intestines sur la direction prise par le parti écologiste et sur la position de la cheffe Paul dans le conflit israélo-palestinien.

Ce coup de théâtre survient également moins d’une semaine après que Jenica Atwin, l’un des trois députés du parti aux Communes, a fait défection vers les libéraux. Mme Atwin avait plus tôt ouvertement critiqué l’appel de Mme Paul à une désescalade au Proche-Orient. La députée de Fredericton prenait plutôt fait et cause pour les Palestiniens, et estimait que Tel-Aviv poursuivait une politique d’« apartheid » au Proche-Orient.

Mardi matin, avant que la nouvelle de la motion au conseil fédéral ne soit connue, Mme Paul a estimé que la justification invoquée par Mme Atwin pour faire défection était « fabriquée de toutes pièces ». Selon elle, la députée aurait déclaré que la cheffe des verts n’avait pas été un facteur clé dans sa décision de passer aux libéraux.

M. Tyrrell, quant à lui, croit qu’il est temps pour Mme Paul de se retirer, puisqu’elle a échoué, selon lui, à unir les différentes factions du Parti vert et à désavouer les commentaires de son ancien porte-parole. Noah Zatzman avait dénoncé les verts qui soutenaient publiquement les Palestiniens.

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