Financement des systèmes de santé - Une coalition demande à Ottawa et aux provinces de mettre de l'eau dans leur vin

Les querelles de clocher qui déchirent la réforme des soins de santé doivent s'arrêter, a affirmé hier une nouvelle coalition formée de 18 000 futurs médecins, pharmaciens et infirmières qui demandent aux politiciens de mettre de l'eau dans leur vin en prévision de la deuxième réunion du Conseil de la fédération, demain, à Niagara-on-the-Lake.

La solution proposée par le Réseau des nouveaux professionnels de la santé (RNPS)? Que les premiers ministres provinciaux et les leaders territoriaux acceptent les conditions du nouveau financement proposé par le gouvernement fédéral pour renforcer le régime public de soins de santé. En retour, Ottawa devra s'investir plus activement dans les frais engagés par les provinces et les territoires pour assurer ces soins, à raison de 25 % des coûts du régime public.

«Les querelles de clocher entourant la réforme des soins de santé doivent cesser, a déclaré le Dr Danielle Martin, coprésidente du RNPS et présidente de l'Association professionnelle des internes et résidents de l'Ontario (APIRO). Le gouvernement fédéral doit financer adéquatement les soins de santé, bien sûr, mais les leaders provinciaux et territoriaux doivent pour leur part cesser leur opposition aux conditions d'Ottawa et promettre d'oeuvrer ensemble au renforcement du régime public, si Ottawa accepte de financer à 25 % les coûts du régime public.»

Sur les besoins et non sur les moyens

Selon la coprésidente du RNPS et présidente de l'Association des étudiants infirmiers du Canada, Sandra Woltman, les Canadiens réclament une entente qui précise le cadre d'un renforcement du régime public et les outils pour y arriver, ce qui lui fait conclure que «l'accès aux soins doit se fonder sur les besoins et non les moyens de l'individu».

Le RNPS réclame depuis un certain temps le renforcement du régime public de soins de santé à palier unique. «Nous sommes convaincus que la politique de la porte ouverte aux deux rencontres des premiers ministres est davantage susceptible de produire les résultats que les Canadiens réclament», a dit pour sa part Carey Lei, coprésident du RNPS et président de l'Association canadienne des étudiants et internes en pharmacie.
1 commentaire
  • Benoît Mercier - Inscrit 30 juillet 2004 21 h 57

    Quand les lobbys sont malade.

    Les soins de santé sont de compétence provincial.Le gouvernement fédéral n'a pas a prétendre avoir un role déja assumé par le Québec.Voici une autre perversion du Canada.Nous sommes Québécois et Québécoise.Peut etre une psychothérapie national, et a nos frais.Bonne Santé a tous!