Recul important en vue pour les dépenses fédérales liées la pandémie

Le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux

Le directeur parlementaire du budget (DPB) estime que les dépenses fédérales liées à la pandémie devraient chuter de 86 % au cours de l’année à venir, alors que les mesures sanitaires commencent à s’assouplir à travers le pays, en pleine campagne de vaccination.

Dans un nouveau rapport publié mercredi, le bureau d’Yves Giroux indique qu’Ottawa prévoit pour 22,7 milliards de dollars de dépenses liées à la COVID-19 pour 2021-2022, comparativement à environ 159,5 milliards à ce jour. Une partie de ce recul draconien est attribuable à une baisse prévue des dépenses liées à l’aide aux particuliers.

22,7 milliards
C’est le montant estimé des dépenses fédérales liées à la crise au cour de la prochaine année, selon un nouveau rapport du DPB. Ces dépenses ont atteint à ce jour 159,5 milliards en 2020-2021.

En 2020-2021, on estime que 122 milliards ont été versés aux Canadiens par le biais de programmes d’aide au marché du travail, comme la Prestation canadienne d’urgence, la Prestation canadienne de la relance économique et l’assurance-emploi bonifiée, note le rapport du DPB. Pour 2021-2022, cette enveloppe serait sous les 43 milliards, si l’on présume l’abandon graduel de ces mesures d’aide.

Le rapport du DPB est basé sur le budget principal des dépenses déposé au Parlement le mois dernier. Il ne tient pas compte du prochain budget, qui ne sera peut-être présenté qu’en avril.

Aînés et système de santé

Déposé le 25 février à la Chambre des communes, le budget principal des dépenses du gouvernement Trudeau pour 2021-2022 prévoit des dépenses totalisant 342,2 milliards. Environ un dollar sur cinq est réservé aux paiements mensuels aux aînés canadiens, soit 62,4 milliards en prestations, qui sont indexées en fonction de l’inflation.

Les transferts fédéraux en santé, indexés en fonction de la croissance du produit intérieur brut (PIB), représentent le deuxième grand poste de dépenses d’Ottawa, totalisant 43,1 milliards. Les provinces et territoires souhaitent que ces transferts soient bonifiés considérablement.

Les prévisions indiquent par ailleurs que le budget du ministère des Finances devrait diminuer de 13 %, à 103,8 milliards. Et celui d’Emploi et Développement social Canada de plus de la moitié, à 82,4 milliards, « en grande partie en raison de l’arrivée à échéance de la Prestation canadienne d’urgence », écrit le DPB. Le budget de l’Agence de la santé publique du Canada devrait être ramené à 8,8 milliards, comparativement à 21 milliards pour 2020-2021.

Sur les 342,2 milliards d’autorisations de dépenses contenues dans le budget pour le prochain exercice, 141,9 milliards doivent être approuvés par la Chambre des communes au moyen de deux « projets de loi de crédits ». Les autorisations législatives pour lesquelles le gouvernement a déjà l’autorisation du Parlement de dépenser s’élèvent à 200,3 milliards, relève le directeur parlementaire du budget.

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