Le Conseil canadien de la sécurité réclame une enquête sur les Taser

Vancouver — Le principal organisme chargé de la sécurité publique au pays demande à Ottawa d'enquêter sur l'utilisation des Taser par la police, à la suite du décès de quatre personnes contre lesquelles cette arme avait été utilisée.

Depuis l'an dernier, trois personnes sont mortes en Colombie-Britannique après que la police eut utilisé le Taser pour les maîtriser. Et samedi, un ancien boxeur est décédé en Ontario de la même façon. «Si la police continue de s'en servir et que les gens continuent de mourir après avoir été atteints d'une décharge électrique provenant de ces appareils, nous avons un gros, un très gros problème de sécurité publique», a déclaré Émile Thérien, le président du Conseil canadien de la sécurité. Aucune étude indépendante ne confirme qu'ils sont sans danger, a-t-il ajouté.

Le fabricant, Taser International, soutient que les armes ne sont pas responsables des décès.

À la police de Vancouver, l'agente Sarah Bloor a souligné que l'arme avait permis de maîtriser des individus armés sans avoir à recourir à des méthodes potentiellement mortelles. Elle a affirmé que rien ne laisse croire que les Taser ne soient pas sûrs.

Les forces policières de Vancouver ont commencé à avoir recours au Taser il y a quatre ans, après une enquête du coroner sur le décès par balles d'un homme mentalement perturbé.