Confirmation par lettre - Stephen Harper demeure à la tête du PC

Calgary — Le chef du Parti conservateur du Canada , Stephen Harper, l'a annoncé officiellement: il ne s'en va nulle part.

Dans une lettre envoyée hier au PCC, M. Harper a fait savoir qu'il avait décidé de mener le parti jusqu'aux prochaines élections fédérales, à la suite de «consultations étendues» au sujet de sa performance lors du scrutin du 28 juin.

La décision prise par le chef conservateur constitue une bonne nouvelle pour sa formation, perturbée par les événements pendant la majeure partie des quatre dernières années, a estimé l'analyste politique Peter McCormick.

«Au moins, ils n'auront pas à s'inquiéter au sujet d'une nouvelle course à la direction, de nouvelles dissensions et de nouvelles images que les libéraux pourront utiliser lors des prochaines élections», a déclaré M. McCormick, qui enseigne à l'université de Lethbridge, en Alberta. «Ils peuvent mettre tout ça de côté et se concentrer sur la chose la plus pressante: mettre de l'avant une stratégie en vue de ce qui va être le Parlement le plus fragmenté, le plus désorganisé et le plus potentiellement chaotique que nous ayons eu», a-t-il ajouté.

21 sièges de plus

Les nouveaux conservateurs ont mis la main sur 21 sièges de plus que le total de ceux précédemment occupés par l'Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur à la Chambre des communes. Cela laisse le premier ministre Paul Martin à la tête d'un gouvernement libéral minoritaire.

Néanmoins, le total de 99 sièges s'est avéré une déception pour la droite, après que des sondages, à mi-parcours de la campagne, eurent montré les conservateurs en avance sur les libéraux, avec la possibilité de former un gouvernement minoritaire.

La lutte ne fut finalement pas serrée. Démoralisé, M. Harper annonça par la suite vouloir consulter les responsables du parti et ses proches avant de prendre une décision quant à son avenir.

Le chef du PCC fera connaître jeudi la composition de son cabinet fantôme.