La frontière canadienne demeure fermée jusqu'au 21 janvier

Le poste douanier de Niagara Falls, en Ontario, le 18 mars 2020. La fermeture de la plus longue frontière terrestre du monde est prolongée depuis cette date.
Photo: Geoff Robins Agence France-Presse Le poste douanier de Niagara Falls, en Ontario, le 18 mars 2020. La fermeture de la plus longue frontière terrestre du monde est prolongée depuis cette date.

Ottawa a annoncé dimanche la prolongation jusqu’au 21 janvier 2021 de la fermeture de ses frontières aux voyageurs de l’étranger dont la présence n’est pas jugée essentielle.

Depuis mars dernier, tout voyageur doit à son arrivée, qu’il soit Canadien ou non, s’isoler pendant une période de 14 jours afin d’éviter la propagation de la COVID-19. De plus, seules certaines catégories de personnes sont ainsi autorisées à entrer sur le territoire. On retrouve parmi elles les travailleurs essentiels et certains membres de familles de citoyens canadiens et de résidents permanents, soit des conjoints, des enfants, des parents ou des tuteurs légaux.

Quant aux restrictions pour les citoyens américains ou les ressortissants étrangers provenant des États-Unis et souhaitant venir au Canada, elles resteront en vigueur au moins jusqu’au 21 décembre prochain, dans le cadre d’un accord bilatéral séparé avec Washington.

Cette fermeture de la plus longue frontière terrestre au monde a été décidée le 18 mars dernier. Les deux pays prolongent depuis, de mois en mois, cette fermeture, qui pourrait d’ailleurs encore être prolongée après le 21 décembre, a indiqué le gouvernement Trudeau par voie de communiqué. Ainsi, seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels à la frontière canado-américaine.

Le gouvernement affirme qu’il « sera en mesure », à partir du 21 janvier, d’harmoniser les éventuelles prolongations de fermetures de ses frontières entre les États-Unis et les autres pays dans le monde, ainsi que le décret de quarantaine obligatoire.

Événements sportifs

Il a indiqué par ailleurs qu’il examinerait les demandes des organismes de sport amateur qui souhaiteraient organiser des événements uniques, tels que des « championnats du monde, des qualifications olympiques ou paralympiques, ainsi que des coupes du monde ». Ils devront pour cela obtenir l’appui des gouvernements locaux et présenter un plan précis pour protéger la santé publique et celle des participants. Chaque demande sera évaluée par le ministère du Patrimoine canadien.

Aucun événement en particulier n’a été nommé, mais on sait que la ville d’Edmonton, en Alberta, souhaite accueillir, fin décembre, les championnats du monde de hockey junior dans une bulle hermétique, comme elle l’a fait cet automne pour la fin de la saison de la ligue nord-américaine de hockey sur glace (NHL).

Pour sa part, la Fédération internationale de ski avait renoncé en août à voyager en Amérique du Nord en 2020 et 2021, annulant notamment son étape canadienne de Lake Louise, aussi en Alberta, qui se déroule traditionnellement à la fin du mois de novembre.

Depuis le 2 novembre, les personnes participant à un projet pilote en Alberta sur des substituts à la quarantaine en sont exemptées.

Ces voyageurs sont testés pour la COVID-19 lorsqu’ils arrivent dans la province, à un poste-frontière terrestre ou à l’aéroport de Calgary. Si le résultat est négatif, ils sont dispensés de quarantaine à condition toutefois de refaire un test une semaine plus tard.

Dimanche, le Canada recensait plus de 360 000 cas de coronavirus et plus de 12 000 morts.

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