Fin d'une mission dans le golfe Persique - Le capitaine d'un bateau canadien nie avoir participé à l'effort de guerre américain

Halifax — Le capitaine d'une frégate canadienne qui vient de compléter une mission dans le cadre de la guerre contre le terrorisme a déclaré n'avoir jamais été placé dans la position d'avoir à participer à l'effort de guerre américain en Irak.

Le capitaine Bruce Belliveau, qui s'exprimait hier par liaison satellite depuis le NCSM Toronto, a souligné que le commandant du groupe aéronaval d'attaque des Américains dans le golfe Persique était pleinement conscient que le Canada avait refusé de participer à la guerre en Irak.

Quand un navire canadien se joint à une force de cette nature, de toute évidence le commandant de la force est clairement informé de ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire, a expliqué le capitaine Belliveau, dont le bateau faisait route vers les Açores, après la fin de sa mission de six mois.

Il a ajouté que le commandant avait pris soin de ne pas placer le capitaine canadien dans une position où celui-ci aurait eu à dire non. «Nous n'étions pas là dans le cadre de l'opération Liberté en Irak. Nous étions là dans le cadre de la campagne contre le terrorisme.»

À ce titre, les marins du NCSM Toronto ont passé 170 jours en mer. Ils ont intercepté 1300 navires dans le golfe et sont montés à bord de 123 d'entre eux.

Le fait que les militaires canadiens n'aient trouvé aucun terroriste n'a pas réduit le niveau de stress, a poursuivi le capitaine. «Chaque fois que nous arraisonnions un navire, ou que nous nous approchions d'un autre navire, il y avait toujours le risque que quelque chose se produise.»

Des attentats suicide commis à l'aide de bateaux dans la portion nord du golfe, à la fin d'avril, ont tué deux marins américains et obligé le groupe à revoir ses procédures. Mais les règles d'engagement des Canadiens ont été considérées comme satisfaisantes. À l'époque, le bateau du capitaine Belliveau patrouillait la portion sud du golfe.

Le militaire s'est dit satisfait de la performance de l'hélicoptère Sea King, vieux de 40 ans, stationné sur sa frégate. L'appareil n'a manqué aucune mission pendant le déploiement. Cependant, il a connu des défaillances après le départ du bateau du golfe Persique.

Le capitaine a indiqué qu'il obtiendrait des pièces de rechange aux Açores.

Depuis septembre 2001, le Canada a envoyé 18 navires dans la région du golfe Persique en guise de contribution à la lutte contre le terrorisme.