La cible d’émissions de GES du Canada sera ratée si la taxe carbone plafonne

La taxe sur le carbone devrait déjà passer à 50 $ la tonne d’émissions d’ici 2022, mais les libéraux n’ont pas encore annoncé la suite des choses.
Photo: Jason Franson Archives La Presse canadienne La taxe sur le carbone devrait déjà passer à 50 $ la tonne d’émissions d’ici 2022, mais les libéraux n’ont pas encore annoncé la suite des choses.

Le directeur parlementaire du budget estime que le taux de la « taxe fédérale sur le carbone » devrait augmenter au cours des prochaines années si le Canada veut atteindre d’ici 2030 ses objectifs de réduction des émissions dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat.

La question est de savoir combien — et si ces coûts doivent être partagés dans tout le pays.

La taxe sur le carbone devrait déjà passer à 50 $ la tonne d’émissions d’ici 2022, mais les libéraux n’ont pas encore annoncé la suite des choses.

Dans un rapport publié jeudi, le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, estime que la taxe devra passer à 117 $ la tonne d’ici 2030 si elle est appliquée à toutes les industries. Mais si le gouvernement plafonne le prélèvement à 50 $ la tonne jusqu’en 2030 pour les grands émetteurs industriels, ce seraient les ménages et les autres secteurs de l’économie qui devraient combler l’écart, en payant « un tarif direct sur le carbone allant de 117 $ à 289 $ la tonne en 2030 ».

Les scénarios envisagés par le DPB supposent que la redevance fédérale sur les combustibles s’applique à toutes les provinces après 2022, et que les taxes sur le carbone sont la seule mesure utilisée pour atteindre les objectifs d’émissions fixés par Ottawa.