La Croix-Rouge restera six semaines de plus au Québec

La Croix-Rouge se dit prête à bonifier de nouveau son aide si les cas de COVID-19 continuent d’augmenter et que les centres de soins de longue durée se retrouvent aux prises avec une nouvelle crise.
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne La Croix-Rouge se dit prête à bonifier de nouveau son aide si les cas de COVID-19 continuent d’augmenter et que les centres de soins de longue durée se retrouvent aux prises avec une nouvelle crise.

La Croix-Rouge restera bel et bien six semaines de plus dans les CHSLD du Québec. Le gouvernement fédéral a accepté la demande du gouvernement québécois en ce sens. Mais l’aide ne sera pas prolongée avec les mêmes effectifs. La Croix-Rouge va plutôt ralentir son retrait progressif dans les milieux de vie où elle prêtait main-forte depuis cet été.

« Bien que les conditions se soient améliorées dans ces importantes institutions, notre lutte contre ce virus n’est pas terminée », a reconnu le bureau du ministre fédéral de la Sécurité publique Bill Blair. « Afin de poursuivre la transition en douceur permettant le retrait des ressources de la Croix-Rouge dans les CHSLD sur la base des critères de sortie définis par le ministère [québécois] de la Santé et des Services sociaux, notre gouvernement a approuvé la demande visant à prolonger la présence de la Croix-Rouge dans les établissements existants jusqu’au 31 octobre », a-t-on confirmé mardi.

Le gouvernement québécois avait réclamé la veille qu’Ottawa prolonge la mission de la Croix-Rouge en raison de l’« augmentation importante » du nombre de cas de COVID-19 dans la province et d’une « transmission communautaire accrue du virus, dans plusieurs régions ».

Pour l’instant, la Croix-Rouge prévoit simplement un « retrait graduel » de ses effectifs sur le terrain, « au fur et à mesure que les sites vont se stabiliser », explique le vice-président de l’organisme au Québec, Pascal Mathieu.

À l’approche de la fin de son mandat officiel, qui devait au départ se terminer mardi, la Croix-Rouge avait elle-même constaté que les établissements n’étaient pas encore prêts. « Graduellement, on s’est retiré d’endroits où visiblement, il n’y a plus de besoins. Mais il y a aussi un certain nombre d’endroits où on se rend compte que c’est encore très, très, très fragile », explique M. Mathieu, en citant des cas de milieux de vie où certains postes demeurent vacants, ou encore où des employés sont absents car ils sont atteints de la COVID-19.

« Il y a un bon nombre d’endroits où, quand la demande de rester nous est arrivée, on n’a absolument pas été surpris, relate M. Mathieu. Il y a des endroits où on avait l’impression que ce serait dangereux ou douloureux de se retirer trop rapidement. »

Un peu plus de 600 membres de la Croix-Rouge sont encore présents dans 25 milieux de vie, à Montréal, mais aussi à Québec, dans le Centre-du-Québec, en Montérégie et en Mauricie. La prolongation de la mission sera financée par l’enveloppe de 100 millions accordée à l’organisme par Ottawa au mois de mai.

La Croix-Rouge se dit prête à bonifier de nouveau son aide si les cas de COVID-19 continuent d’augmenter et que les centres de soins de longue durée se retrouvent aux prises avec une nouvelle crise. « Depuis des mois, on se prépare aux pires scénarios », affirme le vice-président québécois de l’organisme.

Si tel est le cas, il faudra toutefois prévoir une période de trois semaines pour recruter de nouveaux renforts, les rencontrer en entrevue, vérifier leur état de santé et leurs antécédents, et ensuite les former.

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