Justin Trudeau affirme qu’il ne voulait pas d’UNIS

Justin Trudeau a témoigné devant ses pairs, sans pour autant faire de révélations accablantes.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Justin Trudeau a témoigné devant ses pairs, sans pour autant faire de révélations accablantes.

La comparution était historique et attendue, mais elle n’aura pas permis d’obtenir de révélations accablantes ou d’admissions inculpantes. Justin Trudeau s’est présenté devant ses pairs députés en comité parlementaire pour soutenir qu’il avait tout fait pour que le groupe UNIS ne soit pas choisi pour administrer le programme de bourses pour le bénévolat. Il savait que les perceptions seraient négatives et ne s’est rendu à cette décision que lorsque la fonction publique l’a assuré que c’était la seule possible.

« Ni moi ni mon personnel n’avons tenté de dicter ou d’influencer la recommandation émise par la fonction publique concernant l’organisme UNIS », a déclaré M. Trudeau.

Le premier ministre a indiqué qu’il avait appris seulement le 8 mai qu’UNIS avait été privilégié par la fonction publique pour gérer le programme envisagé par Ottawa, soit le jour même où cette recommandation devait être présentée au cabinet pour approbation. Son premier réflexe a été de reporter la décision à plus tard parce que, sachant que sa famille avait des liens avec l’organisme de charité, il craignait que cela ne pose problème. Sa cheffe de cabinet, Katie Telford, était du même avis.

« Nous savions tous deux qu’UNIS était connu pour ses connexions avec des gens dans notre gouvernement, incluant moi-même puisque j’avais pris la parole lors de leurs événements. Alors nous savions que le choix d’UNIS serait scruté avec attention. […] C’est pourquoi j’ai décidé de retirer le programme de Bourses canadiennes pour le bénévolat étudiant de l’ordre du jour de la rencontre du cabinet du 8 mai pour qu’on puisse travailler la proposition davantage. »

Justin Trudeau avait annoncé le 22 avril précédent que des bourses allant jusqu’à 5000 $ seraient offertes aux étudiants s’ils donnaient de leur temps pour combattre la COVID-19 cet été. Les détails du programme n’étaient alors pas arrêtés, mais M. Trudeau a indiqué en comité jeudi qu’il s’attendait alors à ce que Service Jeunesse Canada, qui propose justement des projets de bénévolat aux jeunes, soit investi de cette nouvelle mission. D’où sa surprise — et sa déception — le 8 mai et sa demande que la fonction publique lui fournisse plus de détails.

« Je voulais m’assurer que la fonction publique pouvait entièrement appuyer sa recommandation, sans l’ombre d’un doute, qu’UNIS était le bon — et le seul — partenaire pour livrer ce programme. » M. Trudeau a soutenu que la fonction publique lui a donné cette assurance le 21 mai. « On nous a dit que Service Jeunesse Canada ne serait pas capable d’augmenter ses capacités. […] Le choix n’était pas entre deux fournisseurs. Il était entre aller de l’avant avec UNIS pour offrir le programme ou ne pas avoir de programme du tout. Compte tenu de cet avis de la fonction publique, j’étais confortable à ce que la proposition soit présentée au Cabinet. »

Les hauts fonctionnaires ayant comparu au cours des dernières semaines ont confirmé cette version des faits, à savoir que ce sont eux, et non des ministres, qui ont suggéré le recours à UNIS.

M. Trudeau n’a pas profité de sa comparution pour réitérer ses excuses. Mais il a répété qu’avec le recul, il regrette de ne pas s’être récusé des discussions impliquant UNIS « pour éviter toute apparence de favoritisme ». Il a expliqué qu’il ne l’avait pas fait en partie parce que les questions touchant la jeunesse avaient été au cœur de sa carrière professionnelle. Mais il a soutenu qu’à son avis, il « n’étai[t] pas en situation de conflit d’intérêts ». « C’était une question de perception parce que je savais très bien que le programme de Bourses canadiennes pour le bénévolat étudiant n’allait pas profiter, directement ou indirectement, à ma mère ou à mon frère. »

Justin Trudeau a précisé qu’il n’est pas un ami des frères Kielburger, les fondateurs d’UNIS. Il a aussi indiqué n’avoir jamais été rémunéré par le groupe.

C’est le 25 juin qu’Ottawa a annoncé qu’UNIS prendrait en charge le programme de bourses. L’affaire a fait scandale parce que les familles de M. Trudeau et de son ministre des Finances, Bill Morneau, en sont proches. La mère et le frère de M. Trudeau ont donné, depuis que ce dernier est premier ministre, des discours à des événements d’UNIS et ont reçu une rémunération totalisant 352 000 $.

M. Trudeau a témoigné qu’il ne connaissait pas l’ampleur de ces rémunérations avant qu’elles ne soient rendues publiques au cours des dernières semaines. Toutefois, il a révélé que la participation de son épouse Sophie Grégoire aux événements d’UNIS et le remboursement de ses dépenses de déplacement avaient été préalablement autorisés par le Commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique.

La famille de M. Morneau est aussi proche d’UNIS. Elle a séjourné gratuitement à deux reprises dans ses installations au Kenya et en Équateur, en 2017. Le ministre a indiqué la semaine dernière qu’il ignorait ne pas avoir été facturé par UNIS et a remboursé la somme de 41 366 $.

Une opposition dubitative

Les députés de l’opposition se sont montrés peu convaincus par les explications de Justin Trudeau. Pour eux, la cause était déjà entendue.

« Vous avez été déclaré coupable à deux reprises, auparavant, d’avoir enfreint la Loi sur l’éthique, a rappelé le conservateur Pierre Poilievre. Prises un et deux. Et vous admettez maintenant une troisième prise, en ayant omis de vous retirer [des discussions]. Ce faisant, vous avez enfreint la Loi sur l’éthique une troisième fois. Que se passe-t-il au baseball quand vous avez trois prises ? » Les conservateurs demandent la démission de M. Trudeau, tout comme le Bloc québécois d’ailleurs.

Le discours était le même du côté bloquiste. « Vous saviez que vous étiez en conflit d’intérêts. Malgré que vous le [sachiez], vous n’avez jamais demandé à vous retirer de la table de décision », a déploré le député Rhéal Fortin. « Les Québécois se sentent trahis. »

Le néodémocrate Charlie Angus a pour sa part dénoncé le fait que M. Trudeau utilise la fonction publique comme un « bouc émissaire ». « Je m’interroge sur votre jugement. »

M. Trudeau s’est soumis pendant 90 minutes aux questions des députés. Au Canada, il est extrêmement rare qu’un premier ministre comparaisse en comité parlementaire, encore plus lorsqu’il s’agit de se défendre d’attaques le visant personnellement. Le dernier cas semblable remonte à 1932.

La cheffe de cabinet de M. Trudeau, Katie Telford, s’est prêtée au jeu, elle, pendant deux heures. Elle a sans surprise corroboré tous les propos de son patron. « Avec le recul, a-t-elle dit, je reconnais que, bien que nous ayons posé plusieurs questions pour nous assurer que ce programme soit un succès, nous aurions pu en faire plus. Nous aurions dû ajouter un niveau supplémentaire de surveillance afin d’éviter toute possibilité d’apparence de favoritisme. »

L’entente de contribution avec UNIS a été résiliée le 3 juillet en raison du tollé suscité. Le programme est depuis en suspens et n’ira probablement pas de l’avant. Son coût initial était de 912 millions de dollars, mais l’entente rendue publique par la suite parlait plutôt de 500 millions de dollars. UNIS dit avoir déjà encouru des frais de 5 millions de dollars, mais a choisi de rembourser tout l’argent d’Ottawa.

L’affaire ébranle la popularité des troupes libérales. Un sondage de la firme Abacus Data rendu public jeudi indique que le PLC ne récolte plus que 34 % des intentions de vote contre 30 % pour le Parti conservateur. Selon la maison de sondages, les conservateurs n’ont pas tiré profit de cette crise, leur popularité étant demeurée stable. C’est surtout M. Trudeau qui en fait les frais : depuis mars, les électeurs ayant une opinion positive de lui étaient une fois et demie plus nombreux que ceux ayant une opinion négative. Les contents et les mécontents sont désormais en nombre à peu près égal. Le sondage note toutefois que seulement 48 % des personnes interrogées ont dit avoir suivi de près l’affaire UNIS. Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1500 personnes.

À voir en vidéo


 
16 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 31 juillet 2020 01 h 10

    « Mais il a soutenu qu’à son avis, il « n’étai[t] pas en situation de conflit d’intérêts ». « C’était une question de perception parce que je savais très bien que le programme de Bourses canadiennes pour le bénévolat étudiant n’allait pas profiter, directement ou indirectement, à ma mère ou à mon frère. » »?

    Si la journaliste rapporte bien les faits ici, il me semble que cette réponse de M. Trudeau n'est pas crédible. On peut être en conflit d'intérêts même si son programme ne va pas profiter, directement ou indirectement, à sa mère ou à son frère.

    « M. Trudeau a témoigné qu’il ne connaissait pas l’ampleur de ces rémunérations avant qu’elles ne soient rendues publiques au cours des dernières semaines. »?

    Cette méconnaissance de cette « rémunération familiale » est possible bien qu'elle me paraisse improbable (le monsieur est quand même à la tête du « plus meilleur pays du monde »). ;o)

    • Patrick Boulanger - Abonné 31 juillet 2020 14 h 48

      Je viens de me relire et je crois que j'étais fatigué au moment d'érire mon texte. Le fait d'être à la tête du « plus meilleur pays du monde » n'a rien à voir. Donc, je me rétracte!

  • FRANCOIS BIZET - Abonné 31 juillet 2020 03 h 36

    Pitoyable Trudeau

    Cette affaire est révélatrice des massacres commis par cette tribu Trudeau
    Le pere a commis les mesures de guerre et envoyé des milliers de québécois en prison
    Une dictature historique
    Il a poursuivi ses méfaits en coulant rene Levesque avec obstination
    Et le Québec avec
    Le fils combine de sales affaires avec le pétrole
    Sans la moindre considération pour le Québec
    Le voilà pris dans d autres combines ou toute sa famille trempe sans aucune vergogne en association avec un équipe d affairistes de la charité
    Il ne sait rien
    N a rien fait
    N aurait pas du faire
    Etc...
    Stupide et faux jeton
    Cette fois ou bien les Québécois se révoltent
    Legault ancien PQ Anglade ancienne CAQ et Blanchet BQ s unissent pour organiser un troisième référendum cette fois ci unanime pour sortir le Québec de cette situation de dépendance humiliante et des mains de ces malfaisants
    Ou bien cette couleuvre là risque d être la dernière avalée
    Le scandale moral et politique est tel que l occasion ne peut pas être manquée pour le Québec d être enfin maître de son destin

    • Louise Collette - Abonnée 31 juillet 2020 09 h 05

      Monsieur Boulanger,

      Je suis tellement d'accord avec tout ce que vous dites et, fatiguée et déprimée aussi de tout ça.

      Trudeau fait des bêtises et ensuite il joue l'innocent qui ne savait pas, qui ne voulait pas, qui n'a pas pensé, des larmes aussi avec ça ? Je n'en peux plus de ce cirque, il se paye notre tête.

      Vous n'avez aucune idée de la colère qui m'habite en permanence, pour ça et bien d'autres choses.

      Ce monde de pourris dont on entend parler chaque jour... écouter les nouvelles devient une descente aux enfers, on ajoute à ça la COVID et le compte y est.

      Pour revenir au PM, il n'apprendra jamais rien, pourtant il a eu le temps....deuxième mandat !! N'a fait que s'excuser de je ne sais plus combien de gaffes.. Gaffe par-dessus gaffe, toujours l'air innocent, de la frime.
      Un mauvais acteur, aucune sincérité derrière tout ça.
      Coquille vide.

    • Danièle Jeannotte - Abonnée 31 juillet 2020 10 h 05

      Ça me rappelle les pertes de mémoire des témoins à la commission Gomery, laquelle n'a réussi à ferrer que quelques petits poissons. Le juge Gomery, qui a bien fait tout ce qu'il a pu, a parlé de «culture of entitlement», expression qui signifie en gros qu'on a affaire à des gens persuadés que tout leur est dû. On voit que cette culture a résisté au scandale des commandites et on peut parier gros qu'elle résistera à celui-ci également. Et que le PLC sera réélu grâce à la faiblesse de l'opposition et à l'appui indéfectible de tous ceux qui aiment Trudeau dans son personnage de gars cool, compatissant et défenseur des opprimés.

  • Claude Bariteau - Abonné 31 juillet 2020 05 h 51

    Il a effectivement dit cela. Il a aussi dit qu'il souhaitait que le contrat aille à un organisme autre qu'Unis. Par la suite, il a précisé que cet organisme autre ne pouvait pas prendre sous son aille plus de 7 000 jeunes alors que le projet visait près de 40 000. Auparavant, il a rappelé que le projet est apparu à la mi-avril pour des appels d'offre et qu'il fallait une décision rapide pour que le programme puisse être actif en mai.

    Dans ce contexte, les fonctionnaires lui ont suggéré Unis comme seul option pour réaliser ce projet en si peu de temps et pour 40 000 jeunes. Si le PM Trudeau avait été sérieux avec son intention que ce contrat ne soit pas réalisé par UN, il se devait de penser à la fonction publique, qu'il a écartée. Aussi m'est-il apparu que son intention ne reposait pas sur une analyse sérieuse et qu'Unis devenait le seul choix, qu'il prit en se basant sur la recommandation de la direction du ministère concerné.

    En ayant privilégié des organismes extérieurs à la fonction publique, dont l'un n'ayant pas les infrastructures nécessaires, il ne pouvait pas ne pas savoir qu'Unis était le seul sur la liste, ce qu'a conformé le ministère concerné. Par contre, ce ministère ne pouvait pas ne pas savoir qu'Unis connaissait des problèmes de personnel et de liquidité et ne pouvait pas couvrir les risques des boursiers et boursières. L'ayant appris, son gouvernement a suggéré à Unis de créer une société parallèle pour ne pas mettre à risque ses actifs immobiliers tout en obtenant un contrat lucratif de gestion du programme.

    Là se trouvent les éléments majeurs auxquels s'ajoute le fait que le PM ne se soit pas retiré du processus de décision tout comme le ministre Morneau pour conflits d'intérêt. Sur le silence du montant des frais de déplacement de sa conjointe, c'est d'un autre ordre, car s'y trouve l'explication de sa crainte de la perception qu'il a évoquée.

    • Germain Dallaire - Abonné 31 juillet 2020 10 h 28

      Pourquoi n'a-t-il pas fait exécuter ce mandat par sa fonction publique? C'est la bonne question que vous soulevez M. Bariteau au-delà de la question du conflit d'intérêt qui ne fait aucun doute à mon avis.
      Personnellement, je crois qu'on mesure mal à quel point les principes de base du neo-liberalisme sont profondément intégrés par nos dirigeants politiques et mis en opération par la haute fonction publique. Parmi ces principes évidemment: la diminution du rôle de l'Etat et l'idée que si l'Etat est obligé d'intervenir, elle le fait dans l'optique que cette action a pour vocation d'être transféré au privé. Car, comme tout le monde le sait, seul le privé génère de la richesse (sic).
      C'est une chose qu'on a bien vu l'été dernier alors qu'un rapport au fédéral a "coulé". Ce rapport conseillait au gouvernement d'abandonner la partie Québec-Montréal dans le projet de Via-Rail d'un corridor de trains ultra-rapides entre Windsor et Québec. La raison on la devine: pas rentable pour raison de fréquentation potentielle insuffisante. Évidemment, un tel projet a vocation d'être cédé au privé, l'Etat étant là pour assumer la construction.
      Que ce soit du privé ou du supposé "sans but lucratif", c'est du pareil au même selon moi. L'essentiel étant de ne surtout pas grossir la fonction publique. C'est une politique complètement assumée se situant en parfaite cohérence avec le neo-liberalisme.

  • Dominic Alexandre - Abonné 31 juillet 2020 07 h 07

    Toujours le même jeu politique !

    Si nous n'avions connu le scandale des commandites, les déclarations du PM auraient pu être crédibles (sic) mais, l'histoire de rejeter la faute sur les fonctionnaires est typique des libéraux. En fait, ils sont tous pareils, du moment qu'ils n'arrivent pas a expliquer les gestes, ils accusent les fonctionnaires. C'est possible que la fonction publique ait été impliqué, mais toute cette histoire est entâchée d'irrégularités et d'apparence de conflits d'intérêt.

  • Robert Bernier - Abonné 31 juillet 2020 07 h 36

    L'oeuf ou la poule?

    L'oeuf ou la poule?, c'était le titre d'un paragraphe de votre article d'hier sur le même sujet. Et il était à mon avis on ne peut plus pertinent et je m'interroge sur le fait que vous n'y reveniez pas aujourd'hui.

    Vous écriviez hier: "Toute l’histoire a débuté le 5 avril, quand M. Trudeau et M. Morneau ont discuté par téléphone du besoin d’aider les étudiants pendant la pandémie. Le lendemain, M. Morneau a demandé à son équipe et à celle du ministère de l’Emploi de penser à des façons de procéder." Et on connaît maintenant l'implication personnelle de Bill Morneau dans UNIS, de même que celle des Trudeau.

    Voici une hypothèse plausible. UNIS, comme tous les organismes "de charité", se trouve en difficulté financière passagère du fait de la pandémie. Par des voies mystérieuses (Margaret St-Clair Trudeau?, Alexandre Trudeau?, Sophie Grégoire?, les filles de M. Morneau?), la situation fait son chemin jusqu'aux bureaux et aux oreilles de Justin Trudeau et Bill Morneau. On imagine alors une solution "Sunny Ways" qui a plusieurs avantages: 1) elle représente une aide réelle à l'endroit des organismes qui bénéficieront du "bénévolat" des jeunes étudiants; 2) elle rehausse l'image de compassion de Justin Trudeau tant auprès des jeunes que du reste de la société; 3) elle apporte du travail et, surtout, plus de 40 millions de dollars dans les coffres de WE/UNIS, permettant ainsi à cet organisme de se survivre et d'être encore là lors de la prochaine campagne électorale. En passant, on taille le programme sur mesure pour que seul UNIS soit en mesure d'y répondre: ça s'est souvent vu dans d'autres secteurs.

    Connaissant les effets secondaires d'un autre programme fait avec notre argent, la PCU, on pourrait se demander quelle était vraiment la nécessité de ce nouveau programme. Et on voudrait aussi savoir à quoi étaient destinés les 400 autres millions de dollars. Étaient-ils mis en réserve comme l'ont été environ 250 millions de dollars au temps des commandites?

    • Claude Desmeules - Abonné 31 juillet 2020 10 h 36

      Monsieur Bernier,

      Votre analyse est des plus pertinentes et représente fort probablement le jeu politique ayant conduit à la mise en place de ce programme d'aide spécifique de bénévolat aux étudiants alors que le programme de PCUE avait déjà été annoncé pour les étudiants. Sunny Ways ..... qu'il nous disait .....