L’ACÉUM entre en vigueur, le représentant américain est à la fête

Dans sa déclaration, Robert Lighthizer célèbre l’ACÉUM comme une réalisation du président Donald Trump et un «changement monumental» à l’avantage des travailleurs américains et des producteurs agricoles plutôt qu’à l’avantage des multinationales.
Photo: Andrew Harnik Pool via Agence France-Presse Dans sa déclaration, Robert Lighthizer célèbre l’ACÉUM comme une réalisation du président Donald Trump et un «changement monumental» à l’avantage des travailleurs américains et des producteurs agricoles plutôt qu’à l’avantage des multinationales.

La nouvelle version de l’accord de libre-échange nord-américain est officiellement entrée en vigueur mercredi et le gouvernement américain est déterminé à faire en sorte que les trois pays signataires — le Canada, le Mexique et les États-Unis — respectent leurs obligations.

Pour souligner le premier jour de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACÉUM), le secrétaire américain au commerce Robert Lighthizer a publié un communiqué marquant le coup et promettant que les règles et obligations du traité seront respectées.

Dans sa déclaration, M. Lighthizer célèbre l’ACÉUM comme une réalisation du président Donald Trump et un « changement monumental » à l’avantage des travailleurs américains et des producteurs agricoles plutôt qu’à l’avantage des multinationales.

Selon l’ambassadrice du Canada aux États-Unis, Kirsten Hillman, qui a joué un rôle majeur dans les négociations, l’ACÉUM a été conçu dans le but que plus de gens dans chacun des trois États membres profitent de ses retombées.

Dans la version précédente, connue sous l’acronyme ALÉNA, le principal défaut dénoncé aux États-Unis était un déséquilibre des avantages. On blâmait l’accord comme étant le principal responsable de la délocalisation d’usines américaines vers le Mexique.

La nouvelle entente prévoit des dispositions plus contraignantes en matière d’emploi qui exigent qu’une plus grande partie de la production soit effectuée par des travailleurs bien rémunérés afin que le produit puisse circuler librement.

« Une composante majeure de cette démarche était de donner un incitatif aux constructeurs automobiles nord-américains. Et c’était surtout de repositionner nos travailleurs sur le même terrain que nos compétiteurs nord-américains », a expliqué Mme Hillman en entrevue à La Presse canadienne.

« En tant que juridiction où les salaires sont élevés, nous voulions nous assurer que nos travailleurs puissent se battre à armes égales. Alors, je crois que le thème de l’accord se traduit par du commerce pour tous les Canadiens », a résumé l’ambassadrice.

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