Les conservateurs recommencent à réclamer le retour en personne du Parlement

Andrew Scheer propose le retour au calendrier régulier, en personne, mais pour un groupe restreint de députés.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Andrew Scheer propose le retour au calendrier régulier, en personne, mais pour un groupe restreint de députés.

Les conservateurs recommencent à réclamer le retour en personne des travaux parlementaires.

Le leader par intérim du Parti conservateur Andrew Scheer a offert, une fois de plus, mardi matin, ses arguments pour la nécessité d’un retour en Chambre.

« Les réunions […] virtuelles ne peuvent pas remplacer le Parlement. Je ne suggère pas que 338 députés se présentent lundi, mais aucun gouvernement ne devrait utiliser une crise sanitaire pour tenter d’arrêter la démocratie ou enlever les droits ou des libertés durement gagnés », a accusé M. Scheer, lors d’une conférence de presse convoquée dans un édifice parlementaire.

Les élus ont suspendu les travaux normaux le 13 mars dernier. Tout au long du mois de mai, ils ont eu, chaque semaine, deux réunions virtuelles, ouvertes aux 338 députés à travers le pays, et une réunion en personne pour un petit groupe de députés et de ministres.

Les comités parlementaires continuent également de faire leurs travaux, tous liés à la réponse à la pandémie de la COVID-19, de manière virtuelle.

M. Scheer propose le retour au calendrier régulier, en personne, mais pour un groupe restreint de députés. Il en va, selon lui, de la sauvegarde de la démocratie.

Et puis, mardi, alors que la réouverture des commerces se fait ou se prépare un peu partout au pays, il a tenté un nouvel argument.

« Si je peux amener mon chien à un salon de toilettage ici en Ontario, certainement les députés devraient pouvoir se présenter au travail », a-t-il offert.

Les conservateurs ont joué dans ce film le mois dernier. Ils n’ont réussi qu’à forcer un retour le lundi 20 avril, le temps que le gouvernement dépose une motion pour suspendre à nouveau les travaux jusqu’au 25 mai, avec l’appui des verts, des néo-démocrates et des bloquistes.

« La situation est différente aujourd’hui », selon M. Scheer qui s’en est pris à ses adversaires Jagmeet Singh et Yves-François Blanchet. « Je lance un défi à M. Blanchet et M. Singh d’expliquer aux électeurs pourquoi ils ont essayé si fort d’être élus (aux) dernières élections, et maintenant ils travaillent très, très fort (pour) ne pas travailler », a-t-il lancé.

Nombre de cas

Il y a eu plus de 1 319 000 tests administrés au Canada jusqu’à samedi. Environ 5 % d’entre eux ont détecté la maladie.

Jusqu’à maintenant, on a recensé 78 072 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 5842 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 43 627 cas au Québec, dont 3596 décès ; 22 957 cas en Ontario, dont 1904 décès ; 6683 cas en Alberta, dont 128 décès ; 2444 cas en Colombie-Britannique, dont 143 décès ; 1043 cas en Nouvelle-Écosse, dont 55 décès ; 592 cas en Saskatchewan, dont six décès ; 290 cas au Manitoba, dont sept décès ; 260 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès ; 120 cas au Nouveau-Brunswick, tous guéris ; 27 cas à l’Île-du-Prince-Édouard, tous guéris ; 11 cas au Yukon, tous guéris ; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris ; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

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