L’armée américaine n’ira pas à la frontière canadienne

Le Canada et les États-Unis ont fermé il y a dix jours leur frontière commune aux passages non-essentiels de même qu’aux migrants qui la traversent de façon irrégulière.
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Le Canada et les États-Unis ont fermé il y a dix jours leur frontière commune aux passages non-essentiels de même qu’aux migrants qui la traversent de façon irrégulière.

Donald Trump n’enverra finalement pas son armée patrouiller la frontière canadienne. Le gouvernement américain a renoncé à cette idée qu’il avait évoqué la semaine dernière avec le gouvernement canadien. Celui-ci s’y était d’ailleurs vivement opposé.

En coulisses, au gouvernement fédéral, on rapporte que les Américains ne semblent plus discuter de leur volonté d’envoyer des militaires le long de leur frontière nordique. Du moins « pour l’instant ».

Une source au département américain de la Défense a indiqué à la CBC que le département de la Sécurité intérieure ne cherche plus à aller de l’avant. « En date d’hier soir [lundi], ce n’est plus à l’étude. »

Le réseau Global a révélé jeudi dernier que le gouvernement américain envisageait de déployer quelque 1000 soldats à 25 km de la frontière pour y déceler toute tentative d’entrée irrégulière entre les postes frontaliers. L’armée américaine en aurait avisé les agents frontaliers américains, pour qu’ils interceptent les fautifs. Les États-Unis craignaient de voir se faufiler ainsi sur leur territoire des personnes atteintes de la COVID-19.

Mais dès que cette rumeur a été rapportée, la vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland a martelé qu’un tel changement serait « complètement inutile » et qu’Ottawa le jugerait « nuisible à notre relation » avec les États-Unis.

Le premier ministre Justin Trudeau avait quant à lui affirmé que « le Canada et les États-Unis ont la frontière non militarisée la plus longue au monde » qu’il était « dans l’intérêt des deux pays » que cela demeure le cas.

Le Canada et les États-Unis ont fermé il y a dix jours leur frontière commune aux passages non-essentiels de même qu’aux migrants qui la traversent de façon irrégulière.