Ralph Goodale croit que les gouvernements doivent être le plus transparent possible

L’ancien ministre libéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale
Photo: Justin Tang La Presse canadienne L’ancien ministre libéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale

Les gouvernements doivent être aussi transparents que possible avec les Canadiens au sujet des mesures d’intervention contre la COVID-19, estime l’ancien ministre libéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.

La cascade de points de presse quotidiens, allant de ceux du premier ministre à ceux des responsables locaux de la santé, est essentielle à ce processus, mais M. Goodale juge qu’il est tout aussi important que le gouvernement s’assure qu’il soit tenu responsable lors de l’élaboration de sa réponse à la crise.

« Il est très important pour eux d’être là, d’être présents et visibles et accessibles afin que les gens sachent que le système et le pays fonctionnent », a déclaré M. Goodale en entrevue.

Les libéraux ont fait face à des critiques importantes la semaine dernière lorsque leur projet de loi sur l’aide d’urgence pour la COVID-19 incluait un élargissement des pouvoirs de dépenser sans l’approbation du Parlement pour les 21 prochains mois.

L’opposition a exigé un changement, et ces dispositions prendront plutôt fin en septembre.

M. Goodale a indiqué qu’il ne savait pas pourquoi le gouvernement a demandé une telle autorisation. Il ne croit pas que les libéraux essayaient de cacher quoi que ce soit, étant donné qu’ils ont pris la décision inhabituelle de donner le projet de loi aux partis d’opposition à l’avance.

« Le conflit a été malheureux, il a un peu retardé ce processus de collaboration », a-t-il dit.

« Lorsque des mesures futures seront envisagées, le gouvernement sera très attentif au fait que des mesures de ce type, à durée indéterminée ou à long terme, doivent être évitées. »

L’opposition a également obtenu le droit d’avoir des comités de la Chambre des communes pour superviser les efforts du gouvernement contre la COVID-19.

Le comité de la santé doit se réunir mardi par téléconférence, et le comité des finances doit faire de même dans les prochains jours.

Ce type de contrôle parlementaire est essentiel, estime M. Goodale.

Mais il a ajouté qu’il fallait également surveiller d’autres éléments de la réponse du gouvernement, y compris les mesures de sécurité.

Par exemple, les gouvernements doivent être clairs sur les outils qui pourraient être déployés pour s’assurer que les gens se conforment à l’isolement obligatoire ou aux restrictions provinciales sur les rassemblements d’une certaine taille.