Les chefs héréditaires des wet’suwet’en remercient leurs partisans à Kahnawake

Les chefs héréditaires des wet’suwet’en, une Première nation de Colombie-Britannique, sont arrivés samedi à Kahnawake.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les chefs héréditaires des wet’suwet’en, une Première nation de Colombie-Britannique, sont arrivés samedi à Kahnawake.

Les chefs héréditaires des wet’suwet’en, en Colombie-Britannique, sont arrivés samedi à Kahnawake, poursuivant leur tournée des communautés mohawks du pays qui ont appuyé leur lutte contre un projet de gazoduc sur leur territoire ancestral.

Ils ont participé à une cérémonie d’accueil qui s’est déroulée à la Longhouse de Kahnawake.

Ces chefs s’opposent au projet de la Costal GasLink de construire un gazoduc du transporterait du gaz naturel vers la côte de la Colombie-Britannique. D’autres communautés soutiennent de leur côté ce projet.

La décision de la GRC de faire exécuter une injonction obtenue par l’entreprise a soulevé l’ire des opposants au projet qui ont réagi en manifestant et en bloquant des voies ferroviaires.

La veille, les chefs s’étaient rendus sur le territoire mohawk de Tyendinaga, à l’est de Belleville, en Ontario, pour remercier leurs partisans qui bloquent une voie du Canadien National depuis plusieurs jours.

L’un des chefs héréditaires a déclaré vendredi que son groupe n’engagera pas de pourparlers avec le gouvernement du Canada et celui de la Colombie-Britannique tant et aussi longtemps que la GRC n’aura pas quitté le territoire ancestral des Wet’suwet’en. Ils veulent aussi que Coastal GasLink mette fin aux travaux du gazoduc.

Ces commentaires ont été formulés après que le premier ministre fédéral Justin Trudeau eut lancé un appel à la fin des barricades sur les voies ferrées et sur les routes.

Au moins deux barrages ont été levés au Québec. Aucun n’était situé sur un territoire autochtone, le premier à Saint-Lambert, le second à L'Isle-Verte.