Protection de la jeunesse: les Autochtones veulent poursuivre Ottawa

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde

L’Assemblée des Premières Nations (APN) veut poursuivre Ottawa afin d’obtenir des dommages-intérêts pour les milliers d’enfants et leur famille touchés par des politiques fédérales de protection de la jeunesse dans les réserves. Le montant réclamé par l’APN s’élèvera à 10 milliards de dollars, selon Radio-Canada.

Le Tribunal canadien des droits de la personne concluait l’an dernier que les enfants autochtones vivant dans les réserves avaient été victimes de discrimination parce que le gouvernement fédéral n’avait pas financé adéquatement les services à l’enfance et à la famille.

Le Tribunal avait alors ordonné à Ottawa d’indemniser les victimes et leurs proches, et le premier ministre Justin Trudeau avait reconnu d’emblée la nécessité de le faire, mais son gouvernement conteste toujours certains détails de cette décision devant les tribunaux.

L’APN affirme donc mercredi qu’elle se tourne vers les tribunaux et demande la permission d’intenter une action collective de 10 milliards $, au motif que le système canadien de protection de l’enfance avait été discriminatoire à l’égard des enfants des Premières Nations. Le chef national de l’APN, Perry Bellegarde, a soutenu que le gouvernement fédéral avait fait subir à ces enfants et à leur famille des torts et des souffrances.

L’APN explique que l’action collective ratisserait plus large, pour couvrir des enfants et des proches qui ne sont pas inclus dans la décision du Tribunal des droits de la personne.