Débat sur la ratification de l’ACEUM «collaboratif et cordial», selon Freeland

Le débat sur C-4 a commencé par un discours de la ministre Chrystia Freeland qui a réitéré les effets positifs de l’entente qu’elle a elle-même négociée.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le débat sur C-4 a commencé par un discours de la ministre Chrystia Freeland qui a réitéré les effets positifs de l’entente qu’elle a elle-même négociée.

Le processus de ratification de l’ACEUM, nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, chemine aux Communes.

Jeudi matin, les élus débattaient en deuxième lecture la Loi de mise en oeuvre de l’accord.

Le débat sur C-4 a commencé par un discours de Chrystia Freeland qui a réitéré les effets positifs de l’entente qu’elle a elle-même négociée.

Les députés bloquistes, les seuls à avoir voté non à un premier vote sur l’ACEUM mercredi après-midi, ont repris, eux, leurs doléances, exprimant une fois de plus leurs inquiétudes pour l’aluminium produit au Québec.

En point de presse à sa sortie des Communes, la ministre Freeland a d’abord remercié les trois autres partis d’opposition — conservateur, néodémocrate et vert — qui ont donné un premier appui au processus de ratification.

« L’atmosphère, je pense, était collaborative et cordiale », a-t-elle aussi dit à propos des premiers échanges en comité parlementaire.

Puis, elle a tenté de rassurer les Québécois.

Selon elle, les États-Unis et le Canada ont maintenant un intérêt commun pour éviter le dumping d’aluminium d’outre-mer dans leurs marchés. Elle assure qu’elle continue à discuter de protection pour l’aluminium québécois avec les Américains.

« C’est un enjeu […] perpétuel. Et c’est même une chose qu’on ne peut pas complètement régler par une décision, avec un accord. […] On doit regarder toujours ce qui se passe sur le marché, un marché qui est aujourd’hui commun », a-t-elle argué.

Industrie de l’aluminium

Mardi soir, le Bloc québécois a soumis une proposition au gouvernement libéral pour offrir une meilleure protection à l’aluminium produit au Québec. Aux bureaux de Justin Trudeau et d’Yves-François Blanchet, on refuse, pour l’instant, de divulguer le contenu exact de cette proposition.

La ministre Freeland maintient qu’on ne peut rien ajouter à l’ACEUM qu’il faut ratifier au plus vite. Les États-Unis et le Mexique ont déjà ratifié l’entente.

En Chambre, le député bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe insistait et dénonçait la différence de traitement obtenu par l’acier et l’aluminium dans cet accord de libre-échange.

« Je l’ai expliquée à ma petite fille de huit ans hier et elle a compris. Donc, je me dis, avec tout respect, que c’est possible pour eux aussi de comprendre la différence entre les deux », a lancé le député dont la région dépend de l’industrie de l’aluminium.