Loi sur la laïcité: le maire d’Edmonton applaudit la publicité de Pallister

«Je pense que les droits de la personne méritent qu’on les défende et qu’on dise quelque chose», a exprimé le maire d’Edmonton, Don Iveson. 
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne «Je pense que les droits de la personne méritent qu’on les défende et qu’on dise quelque chose», a exprimé le maire d’Edmonton, Don Iveson. 

Une des voix albertaines les plus modérées applaudit la plus récente sortie du premier ministre manitobain contre la loi québécoise sur la laïcité.

Le maire d’Edmonton, Don Iveson, rencontrait Justin Trudeau, vendredi matin, à l’instar de ses collègues maires et des premiers ministres provinciaux qui défilent dans le bureau du premier ministre depuis sa réélection.

Mais contrairement au maire de Calgary, par exemple, M. Iveson estime que la colère dans sa province est « exploitée pour des raisons politiques et étroites ». Il ne détecte aucun sentiment séparatiste dans son coin de province.

« Nous sommes très intéressés à faire fonctionner cette fédération », a-t-il assuré, à sa sortie de la réunion avec le premier ministre Trudeau.

À quelques jours de la réunion du Conseil de la fédération — dimanche et lundi à Toronto —, M. Iveson croit même détecter un « changement de ton » chez les premiers ministres des provinces.

« J’ai vraiment apprécié les commentaires du premier ministre [Brian] Pallister à propos de ce pays, de la nécessité de travailler ensemble, de mettre à l’écart les discours qui divisent. Je crois qu’il y a un changement de ton chez les premiers ministres des provinces », a-t-il suggéré.

Alors que dire de la campagne publicitaire, lancée jeudi par M. Pallister, sur les « 21 raisons de se sentir chez soi au Manitoba » ?

« Il y a certaines choses qu’il vaut la peine de mettre de côté dans le but de travailler. Mais je pense que les droits de la personne méritent qu’on les défende et qu’on dise quelque chose », a répondu le maire.

M. Iveson a rappelé que son conseil municipal a adopté à l’unanimité une résolution pour s’opposer à la loi québécoise sur la laïcité. « C’est une attaque contre un droit fondamental auquel tiennent tous les citoyens d’Edmonton », a-t-il insisté.