16 militaires liés à l’extrême droite pourront rester au sein de l’armée canadienne

Photo: Lars Hagberg Archives La Presse canadienne

Le ministère de la Défense nationale souligne que 16 militaires épinglés l’an dernier pour leurs liens avec des gestes haineux ou des groupes extrémistes ont écopé d’avertissements, de mesures disciplinaires ou d’ordonnances de consultations, mais ils ont été autorisés à demeurer au sein de l’armée.

La Défense nationale avait auparavant précisé que sept des 36 militaires identifiés dans un rapport de renseignement de 2018 sur des suprémacistes blancs et autres groupes haineux au sein de l’armée ne faisaient plus partie des Forces.

Mais le ministère n’avait jusqu’à présent pas pu fournir d’informations sur les 29 autres militaires identifiés dans le rapport. Des militants antiracistes avaient alors mis en doute le sérieux de l’état-major dans ce dossier. On en sait maintenant davantage sur 16 d’entre eux.

Pour ce qui est des 13 autres militaires identifiés dans le rapport, la Défense nationale indique seulement que certains dossiers sont toujours ouverts.

Cette mise à jour intervient alors que de nouveaux documents obtenus par La Presse canadienne, dans le cadre d’une demande d’accès à l’information, révèlent que des responsables militaires voulaient au départ déposer des accusations et renvoyer un élève officier pour ses liens avec le groupe d’extrême droite Proud Boys.

Les procureurs militaires ont finalement conclu qu’il n’y avait aucune perspective raisonnable de faire condamner le cadet, parce que cela violerait ses droits fondamentaux garantis par la Charte. De leur côté, ses supérieurs ont décidé de le garder au sein de l’armée lorsqu’il a dit qu’il ne faisait plus partie des Proud Boys.