Les députés de retour au travail le 5 décembre

Le chef conservateur, Andrew Scheer, a hâte d’en découdre avec le chef libéral, Justin Trudeau, à la Chambre des communes, mais le premier ministre a arrêté la date pour la reprise des travaux parlementaires et le chef de l’opposition devra donc patienter jusqu’au 5 décembre pour croiser le fer avec son adversaire.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Le chef conservateur, Andrew Scheer, a hâte d’en découdre avec le chef libéral, Justin Trudeau, à la Chambre des communes, mais le premier ministre a arrêté la date pour la reprise des travaux parlementaires et le chef de l’opposition devra donc patienter jusqu’au 5 décembre pour croiser le fer avec son adversaire.

Le premier ministre Justin Trudeau exposera les priorités de son nouveau gouvernement minoritaire le 5 décembre.

Le bureau du premier ministre a annoncé que la Chambre des communes se réunira ce jour-là pour la première fois depuis l’élection d’octobre. Le même jour, les députés éliront un président et entendront ensuite le discours du Trône du gouvernement.

M. Trudeau sera alors de retour d’une réunion de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), prévue les 3 et 4 décembre à Londres.

Les parlementaires pourraient siéger à la Chambre des communes jusqu’au 13 décembre, au plus tard, pour adopter le discours du Trône et possiblement déposer un premier projet de loi pour réduire les impôts de la classe moyenne.

 

 

Le bureau de M. Trudeau a annoncé la date de retour du Parlement mardi, avant une rencontre entre le premier ministre et le chef de l’opposition, Andrew Scheer.

M. Scheer souhaitait que la Chambre des communes commence à siéger le 25 novembre, cinq jours après que M. Trudeau doit annoncer la nomination de son nouveau cabinet.

« Nous sommes déçus que M. Trudeau ait décidé d’attendre jusqu’au 5 décembre pour le commencement de ce Parlement. Nous avons beaucoup de travail à faire et nous sommes prêts, mais il a pris sa décision », a-t-il dit à la sortie de sa rencontre.

M. Scheer a profité de sa rencontre avec M. Trudeau pour exposer les priorités du Parti conservateur pour la prochaine session du Parlement.

Il dit avoir discuté du « besoin d’unité » pour le pays, avec un sentiment d’aliénation dans l’Ouest canadien et la montée du Bloc québécois. Il a aussi insisté sur la nécessité d’aller de l’avant avec de grands projets énergétiques, comme l’oléoduc Trans Mountain.

M. Scheer n’a pas voulu dire si son parti votera pour le discours du Trône du gouvernement libéral. Il a soutenu que c’est la « responsabilité » de M. Trudeau de trouver un terrain d’entente pour faire fonctionner le Parlement.

Le premier ministre a déjà annoncé ses priorités, soit de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, d’aider la classe moyenne et de lutter contre les changements climatiques.

Les conservateurs pourraient soutenir le gouvernement pour des baisses d’impôt et de taxes pour les Canadiens, a souligné M. Scheer.

Le premier ministre de la Saskatchewan prêt à réclamer plus d’autonomie

La Saskatchewan pourrait s’inspirer du Québec et réclamer plus de marge de manoeuvre à l’international. À la sortie de sa rencontre avec le premier ministre Justin Trudeau, mardi, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, s’est dit prêt à réclamer plus d’« autonomie » pour sa province et a déclaré qu’il compte dévoiler un plan en ce sens dans les prochains jours.

« On va regarder chaque opportunité pour s’assurer que la Saskatchewan est bien représentée, non seulement dans la nation canadienne, mais aussi à travers le monde. Et où il y aura des opportunités pour nous de développer notre autonomie provinciale, nous allons nous y pencher très sérieusement », a-t-il détaillé.

M. Moe dit qu’il souhaite élargir les horizons de sa province avec ses partenaires commerciaux à l’international. « Nous allons augmenter notre présence et j’en aurai davantage à dire dans les prochains jours pour s’assurer que la Saskatchewan est représentée autour du monde auprès des pays avec lesquels nous faisons du commerce. »

En vertu de la doctrine Gérin-Lajoie, le Québec dispose d’une « capacité exclusive à mettre en application certains engagements internationaux », peut-on lire sur le site du ministère des Relations internationales du Québec. La province peut donc conclure certains accords commerciaux sans l’aval d’Ottawa.

Catherine Lévesque