«Sit-in» de 27 jeunes pour le climat à la Chambre des communes

Les 27 jeunes manifestants sont entrés dans l’édifice du Parlement en se joignant à une visite guidée de l’institution.
Photo: Facebook / 350Canada Les 27 jeunes manifestants sont entrés dans l’édifice du Parlement en se joignant à une visite guidée de l’institution.

Une trentaine de jeunes Canadiens ont tenu un « sit-in » contre le changement climatique à l’intérieur de la Chambre des communes, lundi matin.

Le groupe Our Time souhaite remettre 338 lettres de mandat aux députés élus la semaine dernière, pour leur demander de donner la priorité à un « New Deal vert » lorsque le Parlement reprendra ses travaux.

Les 27 jeunes manifestants sont entrés dans l’édifice du Parlement en se joignant à une visite guidée de l’institution. Quand la visite guidée est arrivée à la Chambre des communes, les jeunes se sont assis sur le plancher, ont déployé des slogans imprimés sur des tissus jaunes et ont refusé de bouger.

La sécurité les a expulsés en une quinzaine de minutes et a dressé à chacun une contravention pour intrusion, ainsi qu’une interdiction de se trouver sur la colline du Parlement pendant 30 jours.

Niklas Agarwal, jeune diplômé en géographie de 24 ans originaire de Toronto, estime que le jeu en valait la chandelle, car le temps dont on dispose pour prévenir une urgence climatique est limité, et ce nouveau Parlement doit saisir cette occasion unique pour adopter des mesures concrètes.

Le groupe Our Time est appuyé par l’organisme écologiste 350 Canada, la branche canadienne de la coalition mondiale 350.org.

La semaine dernière, 15 jeunes Canadiens de partout au pays ont annoncé leur intention de poursuivre le gouvernement fédéral, qui aurait selon eux contribué à augmenter les émissions de gaz à effet de serre et à accentuer les changements climatiques. Le recours avance que les changements climatiques nuisent déjà aux jeunes, que le gouvernement fédéral viole leurs droits à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne, garantis par la Charte, et qu’Ottawa « a manqué à son devoir de protéger les ressources essentielles qui relèvent de la fiducie publique ».