L’image «ternie» de Trudeau dans le monde

Dans les médias américains comme dans les médias européens, la perception selon laquelle Justin Trudeau a protégé le géant SNC-Lavalin, empêtré dans la corruption, a fait mal à sa réputation.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Dans les médias américains comme dans les médias européens, la perception selon laquelle Justin Trudeau a protégé le géant SNC-Lavalin, empêtré dans la corruption, a fait mal à sa réputation.

Le chef charismatique des « voies ensoleillées » a perdu du lustre. Non seulement au Canada, mais aussi à l’étranger. La presse internationale a égratigné Justin Trudeau après sa victoire en demi-teinte aux élections de la semaine dernière, au point que certains considèrent qu’il a perdu son statut d’icône progressiste pouvant inspirer le monde entier.

La campagne libérale a été sans éclat, à l’image d’un premier mandat « cahoteux », marqué par la déception envers des attentes extrêmement élevées, ont souligné les médias étrangers. Réduit à former un gouvernement minoritaire, le premier ministre semble en position de faiblesse pour faire résonner la voix du Canada dans le monde.

 

 

Dans les capitales étrangères, on considère que les controverses ont entaché la crédibilité du chef libéral. Les photos montrant un jeune Trudeau dans la vingtaine arborant un blackface, et la perception selon laquelle il a protégé le géant SNC-Lavalin empêtré dans la corruption ont fait mal à la réputation du leader canadien.

« Le fringant chef du gouvernement […] sait que l’effet de surprise de sa victoire en 2015 s’est largement estompé », a résumé Le Monde avant le scrutin de lundi dernier. Le prestigieux quotidien français évoque « l’étoile ternie » de Justin Trudeau.

On se montre aussi grinçant à Londres et à Washington. « Après sa stupéfiante accession au pouvoir, son premier mandat et les réalités de la vie politique ont terni sa réputation de phare pour la gauche », a écrit la BBC. La chaîne CBS souligne de son côté qu’elle semble loin, l’époque où le magazine Rolling Stone se demandait en première page (en juillet 2017) : « Pourquoi ne peut-il être notre président ? »

Même l’appui de l’icône parmi les icônes — Barack Obama — a été insuffisant pour éviter à Justin Trudeau de sortir affaibli de la campagne électorale, ont noté des observateurs à l’international.

L’heure des désillusions

Ces réactions de scepticisme sont tout à fait justifiées, souligne Jocelyn Coulon, chercheur en relations internationales et ex-conseiller de Justin Trudeau. Il faisait partie du groupe d’experts ayant mis en place le programme libéral en politique étrangère, en 2014-2015. Devenu conseiller du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, qui a été congédié par Trudeau, Jocelyn Coulon a été tellement déçu par le premier ministre qu’il a quitté le gouvernement et publié un essai dévastateur, Un selfie avec Justin Trudeau.

« L’image de Trudeau s’est dégradée au Canada et ailleurs dans le monde, même si on sent encore une certaine admiration pour lui. On s’est rendu compte qu’au-delà des selfies, il n’y avait pas grand-chose de concret [dans les propositions de Trudeau] », dit Jocelyn Coulon au Devoir.

Le plan libéral devait permettre au gouvernement Trudeau de marquer une rupture avec les années Harper, mais le premier ministre a choisi de continuer en droite ligne avec les conservateurs, déplore M. Coulon : parti pris sans nuance pour Israël, rupture des liens avec la Russie (à cause des pressions de la communauté ukrainienne du Canada), chicane avec la Chine sous la pression des États-Unis de Trump (arrestation de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou), engagement décevant dans la mission de paix au Mali, et ainsi de suite.

Résultat : le slogan « Le Canada est de retour » n’était rien de plus qu’un slogan, fait valoir le chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal. « Le gouvernement ne comprend pas comment fonctionne le monde aujourd’hui. C’est assez difficile, dans ce contexte, d’avoir une politique étrangère cohérente. Alors, on se rabat sur des slogans », dit M. Coulon.

Le monde a changé

Qu’est-ce que le gouvernement Trudeau comprend mal ? La montée du populisme ? Non, répond Jocelyn Coulon. « C’est plutôt le réalignement de la puissance dans le monde, l’émergence de l’Inde, de la Turquie, de l’Iran, du Brésil et bien d’autres pays. Évidemment, ça emmerde les Occidentaux », explique-t-il.

« La ministre [Chrystia] Freeland a dit qu’elle veut préserver l’ordre mondial qui nous a bien servi, mais elle donne l’impression de mener un combat d’arrière-garde. Là, il faut s’adapter, pas juste s’agripper. »

L’ancien diplomate Pierre Guimond, qui a fait une longue carrière aux Affaires étrangères, est d’accord avec le diagnostic de Jocelyn Coulon — l’ordre mondial est bouleversé —, mais il est moins sévère envers le gouvernement Trudeau. « Le monde a changé depuis 2015, et pas nécessairement de façon très positive, dit-il au Devoir. Il y a un grand malaise dans la gouvernance mondiale. Une déconfiture des grandes organisations internationales. Tout ce qui était à la base des succès canadiens dans le monde est en déséquilibre. Si c’est au plus fort la poche et que l’OMC [Organisation mondiale du commerce] est mise de côté, on aura plus de misère que depuis 70 ans sur le plan diplomatique. »

Le gouvernement Trudeau n’est pas le seul à être confronté à ces nouveaux enjeux, souligne M. Guimond, qui est diplomate en résidence à l’École supérieure d’études internationales de l’Université Laval. Il a vécu quatre années en France et a vu Emmanuel Macron vivre des difficultés semblables, malgré la longue tradition diplomatique et la puissance relative de la France.

« Je vais vous parler en tant qu’ancien diplomate canadien : on ne met pas assez de ressources dans nos missions », dit Pierre Guimond. Il rappelle que le gouvernement Trudeau a hérité du régime minceur imposé à la machine diplomatique canadienne par le gouvernement Harper.

Le Canada risque ainsi de laisser échapper le siège qu’il convoite au Conseil de sécurité des Nations unies à cause de ses « relations exécrables » avec la Russie, la Chine, l’Inde et l’Arabie saoudite — et parce que Trudeau a laissé dépérir les liens avec l’Afrique créés en 2002 par le gouvernement Chrétien, croit Jocelyn Coulon.

Climat: l’UE et l’Allemagne saluent la réélection des libéraux

Ottawa — L’Union européenne et l’Allemagne se disent heureuses de la « continuité » en matière de lutte contre les changements climatiques au Canada à l’issue des élections fédérales. Les libéraux ont obtenu lundi dernier un deuxième mandat à la tête du pays, dans une position minoritaire cette fois, après une campagne électorale que Justin Trudeau a voulu axer sur la crise climatique. M. Trudeau a dépeint son adversaire conservateur comme un politicien aux positions obsolètes en matière d’environnement, une accusation qu’Andrew Scheer a qualifiée d’hypocrite puisque les libéraux n’ont toujours pas atteint leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les diplomates de l’UE et de l’Allemagne ont pris soin de ne pas s’immiscer dans cette querelle partisane durant la campagne, dont ils saluent maintenant l’issue. L’envoyé de l’UE au Canada, Peteris Ustubs, a souligné en entrevue que la prochaine présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, fera du « Green New Deal » européen sa priorité absolue lorsqu’elle succédera à Jean-Claude Juncker plus tard cet automne. La politique environnementale sera donc « l’un des points clés où nous entrerons en dialogue et aurons des discussions avec le Canada », précise M. Ustubs.

L’UE envisage avec enthousiasme le développement d’un partenariat avec les autorités canadiennes visant à protéger les océans et à réduire la pollution par leplastique, ajoute-t-il. Même son de cloche du côté de l’ambassadrice allemande, Sabine Sparwasser, qui relève que son pays travaillait en étroite collaboration avec le Canada en matière de protection du climat et qui dit espérer que cette collaboration perdurera.
La Presse canadienne
18 commentaires
  • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 13 h 08

    Justin Trudeau: un mirage dans un désert intellectuel.

    Jocelyn Coulon a parfaitement cerné la problématique entourant son ancien patron. Absence de véritable culture, progressisme de façade réduit aux seules apparences, incompréhension des enjeux domestiques et internationaux, comportement d'adolescent attardé, superficialité profonde.

    Le "jet set" international se pâmait pour l'image clinquante et souriante projetée par cet ancien professeur en art dramatique. Depuis, la boucane s'est dissipée et le mirage s'est évanoui. Il ne reste rien. Que dire de plus?

    • Brigitte Garneau - Abonnée 28 octobre 2019 14 h 32

      Que dire de plus? Rien! Trudeau me fait penser à une jolie boîte bien emballée avec du beau papier. Lorsqu'on ouvre la boîte, qu'y a-t-il à l'intérieur? Rien!

    • Marc Pelletier - Abonné 28 octobre 2019 15 h 24

      @ M. Jean-Charles Morin,

      Dois-je comprendre que l'élection des conservateurs avec M.Scheer, comme premier ministre aurait répondu à vos attentes ?
      J'ai du mal à croire, qu'avec ses convictions contre l'avortement, contre le mariage des homosexuels et pour l'installation de plus d'oléoducs à la grandeur du pays, que le Canada s'en serait sorti en meilleur état ! Si celà s'était produit, le très puissant " lobby " du pétrole aurait gagné ses élections, ce qu'il a bien failli réussir.

      Bien sûr, peu de gens contesteront le fait que M. Trudeau méritait de se faire élire avec un gouvernement minoritaire. L'électorat lui a accordé un court mandat pour retomber sur terre, mais il n'en reste pas qu'il est le mieux placé pour réagir face à l'urgence climatique. Tout en demeurant optimiste, je suis porté à croire que lui et son équipe auront appris de la dernière élection et, dans ce dossier, il aura l'appui de ses amis européens qui sont en voie d'en faire une priorité.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 28 octobre 2019 15 h 25

      Il serait important de corriger et le texte de M. Fortier et le vôtre ...M. Morin.
      La firme d'ingénérie SNC Lavalin c'est ...2,000 employés et quelques dirigeants.
      Les premiers (les employés) n'ont pas à être traités de corrompus...alors que les seconds (les dirigeants) en sont les principaux responsables....de cette corruption.
      D'ailleurs , aujourd'hui s'ouvre un procès pénal pour l'un de ces derniers.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 18 h 32

      "Dois-je comprendre que l'élection des conservateurs avec M.Scheer, comme premier ministre aurait répondu à vos attentes ? - Marc Pelletier

      J'ai beau relire et relire mon commentaire, je n'y vois aucune allusion au chef conservateur ou à son parti.

      Vous et moi ne devons pas acheter nos lunettes chez le même fournisseur.

      En ce qui concerne Justin Trudeau, je crois sincèrement qu'il est celui qui va détruire le Canada de l'intérieur. Il a très bien commencé son travail de sape il y a quatre ans et il vient d'obtenir un nouveau mandat pour terminer le travail. Pour ce faire, ill peut compter sur le NPD qui va lui donner un bon coup de main. Quant à Scheer, sa carrière politique est maintenant terminée; il reste à l'en informer.

      Finalement, afin d'éclairer votre lamterne, j'ai voté pour le Bloc. Et vous?

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 18 h 43

      "La firme d'ingénérie SNC Lavalin c'est ...2,000 employés et quelques dirigeants.
      Les premiers (les employés) n'ont pas à être traités de corrompus..." Nicole Sévigny

      Madame Sévigny, je ne sais pas si Justin Trudeau a vraiment voulu aider les employés de SNC Lavalin ou leurs patrons corrompus qui appuient sa formation poltique. Toutefois une chose est sûre: pour ce faire il n'a pas eu l'intelligence de nommer la bonne personne (Mme Wilson-Raybould) comme ministre de la Justice et procureure générale. On connaît tous la suite.

      Un autre point noir à inscrire au tableau peu reluisant du premier ministre.

    • Marc Pelletier - Abonné 29 octobre 2019 15 h 31

      @ M. Jean-Pierre Morin

      Seuls M. Trudeau et M. Scheer étaient en liste pour gouverner le Canada.

      Puisque vous dénigrez totalement M. Trudeau, j'en ai déduit que l'élection de M. Scheer vous semblait acceptable. Non ?

      Pour sa part, le Bloc a largement profité de l'appui de la CAQ et, heureusement , il n'a pas balayé le Québec : histoire à suivre.

    • Marc Pelletier - Abonné 29 octobre 2019 15 h 47

      @ M. Jean-Charles Morin,

      Pendant la compagne électorale, tous les électeurs connaissaient les " points noirs " de M. Trudeau, ce qui ne l'a pas empêché d'être reporté au pouvoir.
      Ce résultat fait la preuve que les chefs des autres partis ne pesaient pas beaucoup dans la balance ou, en d'autres termes, ne faisaient pas le poids.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 29 octobre 2019 18 h 32

      "Seuls M. Trudeau et M. Scheer étaient en liste pour gouverner le Canada." - Marc Pelletier

      Je suis désolé d'avoir à vous contredire, mais vous avez tort: Messieurs Trudeau du PLC, Scheer du PCC, Singh du NPD et Mme May du PVC étaient en LICE pour gouverner le Canada, leurs formations politiques respectives ayant présenté des candidats dans chacune des 338 circonscriptions fédérales, ce qui mathématiquement leur ouvrait la voie du pouvoir s'ils arrivaient à convaincre suffisamment d'électeurs de leur donner leur appui.

      Le fait que les sondages donnaient peu de chances à NPD et au PVC d'accéder au pouvoir ne change rien à l'affaire. Quatre partis politiques rêvaient de former le prochain gouvernement et agissaient en conséquence. En politique rien n'est impossible, comme l'ancien chef du NPD l'a démontré il y a quelques années.

      Vous dites aussi péremptoirement, comme si cela allait de soi, qu'il est heureux que le Bloc n'ait pas balayé le Québec. En ce qui me concerne cela ne constitue pas une vérité mais une opinion, respectable certes, mais aussi fort discutable comme toutes les opinions.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 28 octobre 2019 14 h 34

    « Inculte, progressisme de façade, incompréhension des enjeux sociaux, comportement d'adolescent attardé, superficialité profonde.» (Jean-Charles Morin)



    Bref! Depuis que les analphabètes fonctionnels décrochent des diplômes universitaires, Pet-junior incarne parfaitement les nouvelles générations formées par les renouveaux pédagogiques.

    De même, cette coquille vide doit sa fonction essentiellement à l'héritage de son père, ce qui n'étonne pas lorsque l'on songe que, par exemple, pour accéder à la fonction publique le pistonnage à préséance sur les diplômes, l'intelligence et l'expérience.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 18 h 34

      Vous avez raison, Monsieur Lacoste. Justin Trudeau doit sa carrière politique à son nom et à rien d'autre.

  • Sylvie Demers - Abonnée 28 octobre 2019 20 h 44

    Professeur en art dramatique...

    ...quels sont ses diplômes??? Nous ne le savons pas...comédien oui mais diplômé ...???
    Vivement la prochaine mise en scène...!?!

    • Brigitte Garneau - Abonnée 29 octobre 2019 05 h 52

      Je me pose exactement les mêmes questions que vous...à l'entendre parler, son élocution chancelante, sa respiration de surface, son manque d'imagination, d'originalité et son vocabulaire plutôt limité...je m'arrête ici. Son physique et son nom sont certainement les seules causes de son "succès ".

  • Daniel Huchette - Abonné 29 octobre 2019 05 h 44

    Qui fait l'image des Politiques ??

    Durant la campagne électorale, vous n'avez pas ménagé le candidat sortant, il avait un bilan dont j'ai cru lire que des politistes de l'Université Laval avait trouvé qu'il avait réalisé par loin des 3/4 de ses promesses électorales.

    Quel est le Gouvernement qui y parvient ? Regardez Emmanuel Macron à mi mandat bientôt il doit user de ruses de sioux et de psychanalystes pour continuer à avancer....

    Alors lorsque les médias tapent à bras raccourci, sur un candidat Premier Ministre et qu'après en lisant Le Monde ils constate que son image est dégradée, d'abord ne lisez pas Le Monde. (je le paie tous les jours depuis 50 ans) Vous les journalistes au Québec il n'y a aucune commune mesure avec ce qu'est devenu Le Monde et la presse en France en comparant votre professionalisme que j'ai pu constater durant un mois de séjour chez vous.

    Vous avez dégradé l'image du Premier Ministre, ce qui revient à vous demander dans ces temps très populistes comment faire vivre la Démocratie dans réduire la politique à un spectacle et à du théâtre. Vous êtes sur la bonne voie, continuez à expliquer la complexités des choix politiques et la multiplicité croissantes des demandes des citoyens.

    • Marc Pelletier - Abonné 29 octobre 2019 15 h 57

      Très juste M. Huchette !

      Nous avons ici, au Québec, tant dans les médias que parmi tous ceux qui ont le droit de vote un % d'idéalistes qui sont prêt à TOUT pour arriver à leurs fins.

      Toutefois, heureusement, nous avons ici un fond de sagesse qui ne se dément pas.

  • Pierre Rousseau - Abonné 29 octobre 2019 08 h 28

    Qui a élu le fils de PET?

    Si Justin Trudeau est le PM du Canada, même minoritaire, c'est le résultat du vote des Canadiens. D'abord, environ 60% des électeurs sont allés voter, donc 40% sont restés chez eux. Puis le Canada n'a pas su trouver un seul politicien responsable, honnête (oui je sais que les mots « honnête » et « politicien » sont des oxymorons, m'enfin) et compétent qui aurait proposé un programme politique inspirant, concret, et qui aurait été déterminé à le mettre en œuvre. Il faut enfin admettre que le système électoral bancal que nous avons favorise le maintien en place des oligarques et des beaux parleurs car on peut gouverner avec environ 30% du vote des électeurs... Si on tient compte les 40% qui n'ont pas voté, Trudeau n'a eu l'appui que d'une petite frange de la population canadienne.

    L'alternative, les conservateurs de Scheer, n'était pas plus potable et quoique plus francs sur leur programme (on sait tous que Trudeau a continué la plupart des politiques de l'administration Harper en prétendant le contraire), ils ne proposaient pas une vision acceptable au XXIe siècle de l'avenir du Canada car elle était basée sur la dilapidation de nos ressources naturelles et sur le pétrole.

    Enfin, il n'en reste pas moins qu'on a souvent le gouvernement qu'on mérite !

    • Marc Pelletier - Abonné 29 octobre 2019 16 h 00

      M. Rousseau, le Canada n'est pas une exception, regardez le % obtenu par la CAQ lors de la dernière élection.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 29 octobre 2019 18 h 47

      "Si on tient compte les 40% qui n'ont pas voté, Trudeau n'a eu l'appui que d'une petite frange de la population canadienne." - Pierre Rousseau

      Et j'ajouterais que cette petite frange est très concentrée en certains points bien précis. Toutes les grandes villes cosmopolites (Montréal, Toronto, Vancouver) ont voté massivement pour les Libéraux alors que le pays profond a voté pour les Conservateurs ou pour le Bloc, ce qui explique pourquoi la carte électorale canadienne ne semble colorée qu'avec des nuances de bleu. Il faut se munir d'une bonne loupe pour voir de l'orange (sauf en Colombie britannique et dans le Grand Nord) et du rouge.

      Sans l'appui inconditionnel des grands centres urbains multi-ethniques, le PLC était battu à plate couture à la grandeur du pays. Ceci explique pourquoi les Libéraux sont si portés sur l'immigration massive et l'accueil des réfugiés: ils y trouvent leur intérêt... et leur survie.